• Notre Première Rencontre... Assommante

    Emma nous raconte comment elle est tombée amoureuse d'un garçon et comment elle a eu toute sa famille à dos avant même de le connaitre. 

    Notre première rencontre... assommanteNotre première rencontre... assommante

     

     

    Salut tout le monde !

    Euh, ça fait combien de temps maintenant ? Attendez laissez moi voir... Wow plus de deux mois ! Je ne pensais pas que ça faisait aussi longtemps ! 

    Oui, ça fait bien plus de deux mois que je n'ai pas publié de Bout d'histoire ! C'est énorme ! Je crois que je n'ai jamais eu de trou aussi long ! Je crois que je commence à comprend pourquoi il n'y a plus personne qui passe par là en ce moment...

    Bon, faut dire aussi que j'étais super occupée avec les cours, c'était horrible !

    Quoiqu'il en soit, je suis là aujourd'hui. Et je suis en vacances. Mais ça ne veut pas dire que je vais vous publier un Bout d'histoire tous les jours, détrompez-vous.

    Comme vous le savez surement, Noël c'est bientôt, le Nouvel an, un peu plus loin, et en même temps que le nouvel an, il y a l'anniversaire de ce blog ! Et oui, ça va bientôt faire deux ans que je l'ai ouvert ! C'est beaucoup quand même non ?

    J'ai compté, en deux ans, si on compte le Bout d'histoire que vous allez lire, j'ai écrit 50 Bout d'histoire en deux ans, c'est à dire 25 par an. C'est pas mal quand même, non ? Deux par mois. Bon, ce n'est pas tout à fait ce qui s'est passé, mais c'est comme si.

    L'année dernière, à cette occasion, je vous avais écrit deux Bouts d'histoires pour le prix d'un (D'ailleurs, si on compte le deuxième, ça fait 51 Bout d'histoire !). Mais cette année, ce sera différent. 

    Tout d'abord, vous pourrez me retrouver sur Facebook avec ma page : https://www.facebook.com/GGaellah qui parlera essentiellement de ce blog.

    Si j'ai le temps, et surtout l'envie, je changerais peut être le thème du blog. Je ne sais pas si on peut appeler ça un "cadeau", mais c'est une des choses qui est censé changer...

    Et ensuite, je vous met mon Bout d'histoire qui est je ne sais pas combien de fois plus long que d'habitude. A vous de compter. Il répond au sondage où en deux mois, je n'ai eu que quatre réponses... pour enfin de compte aboutir sur le thème de l'Amour. D'ailleurs, le sondage est aussi censé changer dans les jours qui suivent...

    Ah oui, sur ce Bout d'histoire, je voudrais juste dire que je le trouve bien plus sympa quand on le lit à voix haute... Après vous faites comme vous voulez, mais je trouve qu'elle est bien mieux comme ça.

    Je n'ai pas l'habitude de publier des histoires aussi longues. Si vous la lisez en plusieurs fois, je comprendrais très bien, prenez tout votre temps. 

    Une fois que vous aurez fini, je vous dirais pleins de trucs sur cette histoire.

    Sur ce, bonne lecture :

     

    Dans quelques secondes, je vais tomber amoureuse. Vous savez, de ce genre d’amour qui vous frappe d’un coup. Celui qui vous laisse sur place sans plus pouvoir bouger. Celui où vous restez figés, où vous ne réagissez plus (D’ailleurs, moi je n’ai plus pu parler même de dizaines minutes après). Celui qui vous coupe le souffle, vous noue le ventre et vous serre le cœur. Cependant, c’est aussi celui qui commence mal depuis le début. Pas parce que l’autre n’a pas les mêmes sentiments (Quoique que je n’en sais rien, en fait), mais parce que toute sa famille est contre vous avant même que vous ne vous rencontriez.

    Reprenons depuis le début.

    Je m’appelle Emma. J’ai 17 ans et je suis fille unique. Tout commença vraiment quand je l’ai rencontrée. Elle, pas lui. Alice avait un an de moins que moi. Plutôt petite de taille, aux yeux noirs profonds, des cheveux tout aussi noirs encadraient son visage assez rond.  Dès qu’un sourire éclatant se dessinait sur ses lèvres, on fondait et acceptait tout ce qu’elle nous demandait. Par contre, dès qu’elle mettait un peu de maquillage, elle devenait tout de suite plus mature et se transformer en une sorte de bombe fatale que tous les garçons voulaient avoir.

    Moi, quand je l’ai rencontrée, ce n’était pas pendant un de ses moments de gloire.

    Je sortais à peine des cours et je me dirigeais à l’arrière de l’école, car c’était là que ma mère pouvait garer sa voiture quand elle venait me chercher. Alors que je m’approchais doucement (Parce qu’il était tard et qu’il commençait à faire nuit, je ne voulais pas me casser la figure en glissant sur une peau de banane ou un autre truc dans le genre) des cris parvinrent à mon oreille. Plus j’avançais et plus les cris s’intensifiaient et j’arrivai enfin à distinguer certain mot. C’est alors que je les ai aperçus. Alice était là, elle se disputait avec un garçon que je reconnu étant dans ma classe, toutefois, son nom m’échappait. A l’époque, Alice et moi ne nous connaissions pas du tout, cependant, sa réputation la précédait.

    A quelques pas du couple, je comprenais très bien les termes de la conversation. Apparemment, le petit-ami d’Alice avait déjà une copine, et cette dernière avait découvert leur liaison. Elle s’était alors vengée avec l’aide de ses amies en renversant plusieurs seaux d’eau glacés sur la tête d’Alice. A présent qu’elle le disait, je remarquai qu’elle avait les cheveux et les vêtements  trempés. Elle devait avoir drôlement froid dehors. Alice demandait au garçon de la défendre, mais apparemment il était trop lâche pour le faire. La jeune fille le traitait de tous les noms. Des gros mots plus grossiers les uns que les autres sortaient de sa jolie bouche rose. Pour la plupart, je ne les connaissais pas et les découvrais choquée. Mais où avait-elle bien put apprendre tout ça ?

    Soudain, elle poussa le garçon qui se tenait au bord du trottoir. Il perdit l’équilibre et faillit tomber à la renverse sur la chaussé. C’est à ce moment-là qu’il décida de s’emporter, alors que depuis le début de la dispute il avait été assez calme. Très vite, leur relation amoureuse se termina et il partit en fulminant sans se retourner. Alice s’approcha alors de moi et s’adossa à la grille qui entourait le lycée, tout comme moi.

    Aujourd’hui, elle était maquillée. Elle sortit un paquet  de cigarette, en prit une et m’en tendit une autre. Je soulevai un sourcil surprise : je ne pensais qu’elle pas m’avait remarquée. Je pris la clope sans réfléchir alors que je ne fumais pas. Elle alluma nos deux cigarettes en silence. Je ne sais pas pourquoi, mais je l’ai trouvée assez intimidante. Et la seule chose à laquelle je pouvais penser sur le moment c’était que si ma mère arrivait et me voyait avec ça dans la main, j’étais morte et enterrée.

    Après avoir tiré sa première bouffée, elle déclara :

    -          Désolée que tu ais dû assister à tout ça. Ce mec est un vrai con.

    Je ne savais pas quoi répondre alors je préférai me taire. J’étais encore plus étonnée qu’elle m’ait remarquée dès que j’étais arrivée.

    -          Tu ne fumes pas ? me demanda-t-elle.

    Je la contredisais de la tête et apportai la cigarette devant ma bouche. Je ne voulais pas qu’elle découvre que je n’avais jamais fumé. Je m’aperçu alors que je n’avais pas encore prononcé un seul mot.

    -          Merci, dis-je enfin.

    Je ne trouvai rien d’autre à ajouter dans cette situation. Et par une pulsion folle, je décidai d’inspirer, la cigarette dans la bouche. La fumée vint tout de suite se coller à mon palais et alors que j’aurais dû expirer, je ne fis rien et elle resta coincée dans ma gorge ce qui me fit cracher mes poumons. Je pu alors entendre Alice avoir un rire léger dans mon dos pendant que je me pliais en deux.

    -          Fallait pas te forcer, dit-elle.

    Elle ne se moquait pas du fait que je ne savais pas fumer, mais plutôt parce que j’avais fait semblant de savoir. Et j’aimais bien ça.

    Soudain, alors que je me reprenais doucement, une voiture débarqua devant nous. Je cru que c’était ma mère et une bouffé de frayeur m’envahit. Mais ce n’était qu’un gros bonhomme qui sortit de la voiture. Par contre, ce fut Alice qui eut l’air plus embêtée.

    -          Oh, oh, marmonna-t-elle.

    Je me rendis compte que l’homme se dirigeait droit vers elle. Et il n’avait pas l’air très content. Je vis Alice jeter sa cigarette et l’éteindre en vitesse du pied.

    -          Qu’est-ce que tu fais ? cria l’homme d’une voix grasse une fois qu’il fut arrivé à notre niveau.

    -          Et toi, qu’est-ce que tu fais là ? répliqua Alice sur un ton désinvolte.

    -          Combien de fois je t’ai dit de ne pas fumer ? continua-t-il sans relever.

    Il se tourna d’un coup vers moi et j’eut un mouvement de recul incontrôlable. Il baissa les yeux sur ma main droite où je tenais la cigarette qu’Alice m’avait donnée.

    -          C’est toi qui lui as donnée ça ? m’accusa-t-il en me pointant du doigt.

    Alors que quand Alice m’avait parlée, j’avais à peine osé lui répondre, je m’écriai face à cette provocation, offusquée :

    -          Hé ! Non mais pour qui vous vous prenez ?

    D’ailleurs, qui il était celui-là ? Ça ne pouvait pas être le père d’Alice, il paraissait trop jeune. De quel droit se permettait-il de me crier dessus et m’accuser ainsi ?

    Alice s’exclama aussi :

    -          Ce n’est pas sa faute, ne l’a met pas dans cette histoire, Ethan ! 

    Mais le gros bonhomme n’écouta aucune de nous deux. Après m’avoir envoyée un regard assassin, il prit le poignet d’Alice et la tira jusque dans la voiture. Je n’eut droit qu’à un vif coup d’œil avant que le véhicule ne démarre.  

    ***

    Il était partit aussi vite qu’il était arrivé. Et je restai seule dans le froid, une clope qui se consumait à la main, complètement abasourdie. Avant que ma mère n’arrive, je la jetai par terre et l’écrasai du pied, comme j’avais vu Alice le faire. Je me demandai soudain si la cigarette ne brûlerait pas ma chaussure. Ce serait trop bête d’avoir une chaussure avec un trou brûlé.

    *

    Le lendemain, Alice me retrouva dès que j’arrivai au lycée.

    -          Désolée pour ce qu’a dit mon frère hier.

    Alors c’était son frère. Pourtant je trouvais qu’ils ne se ressemblaient pas du tout. Pas parce que l’un était assez gros et l’autre plutôt mince, mais parce qu’ils n’avaient pas la même forme de visage, les mêmes traits, la même couleur de cheveux ou de yeux. Et d’autres petits détails comme cela qui les différenciaient.

    Aujourd’hui, elle n’était pas maquillée et était encore plus mignonne ce qui nous rendait bien plus enclins à accepter les excuses de son frère à travers elle.

    -          Ce n’est rien, répondis-je avec un sourire.

    -          Au fait, moi c’est Alice ! déclara-t-elle un me tendant la main.

    Ce geste me surpris, car nous les jeunes ne nous présentons pas d’une façon aussi formelle. Je lui pris la main quand même et me présentai à mon tour :

    -          Emma.

    -          Je le savais déjà, me confessa-t-elle avec un clin d’œil.

    Ces dernières paroles me surprirent encore plus que notre serrement de main. Moi, je n’avais pas osé lui avouer que je connaissais son nom. Je me demandais bien depuis combien de temps elle le savait.

    -          Tu es dans la même classe que mon frère, non ?

    Elle ne pouvait pas parler d’Ethan, il était bien trop grand pour encore aller au lycée. Je ne savais pas qu’elle avait un autre frère qui venait dans cette école. Et puis, il y avait tellement de classe dans ce lycée qu’il pouvait être en première comme moi sans qu’on se rencontre. Ce que je lui dis.

    Et ce fut, en fait, la première fois que j’entendais parler de lui.

    Très vite, nous sommes devenues amies. Je ne peux pas expliquer exactement pourquoi, ni comment. Cela c’est fait comme ça, c’est tout. On va souvent chez l’une et chez l’autre. J’ai vite découvert que les excuses qu’Alice m’avait présentées n’avaient pas pour origine son frère, mais la jeune fille elle-même. Ethan était en fait resté sur sa première impression. C’est-à-dire qu’il me hait, littéralement, car il pense que j’ai une mauvaise influence sur sa sœur (Ce qu’Alice dément à chaque fois qu’il remet le sujet sur la table) et parce  qu’il n’arrive pas à nous séparer, sa sœur étant aussi têtue que lui.

    Le reste de la famille est aussi pas mal dans le genre surprenant. On ne voit jamais les parents. Ils ont complètement disparus (Pas de la surface de la Terre, mais presque). Enfin, ils apparaissent une fois par an, aux environs du nouvel an. Depuis qu’Alice est née, ils ont donné la responsabilité de la famille à Ethan qui était déjà majeur de quelques année à l’époque. Après Ethan qui est l’aîné, il y a cinq autres garçons avant Alice. Les quatre premiers, je les ai déjà croisés. En fait, ce sont des quadruplets. C’est rare et étrange de voir quatre hommes se ressembler autant. Surtout pour trois d’entre eux qui ont exactement les mêmes traits, la même taille et la même couleur de cheveux et d’yeux. On peut distinguer le quatrième seulement grâce à sa chevelure. Il est bien blond, bien plus qu’Ethan alors que ses frères ont les cheveux aussi noir qu’Alice. Je ne leur ai jamais vraiment parlé. Je ne suis même pas sûre qu’ils m’aient vraiment remarquée.

    Enfin, ça c’est ce que je croyais jusqu’à aujourd’hui. Ils ont quand même réussit à me retrouver…

    Ah, un dernier point intéressant : ils portent tous les quatre une queue de cheval. On peut les voir coiffés ainsi à n’importe qu’elle heure de la journée. Cela les rends un peu ridicule, mais ils ont l’air très attaché à cette manie alors tout le monde les laisse faire sans rien dire. Ces quatre garçons s’appellent Harry, Simon, Raphaël et le blond, Alan. Dans cet ordre, car c’est ainsi qu’ils sont sortis du ventre de leur mère.

    Et puis il y a lui.

    C’est le sixième de la famille. Il a le même âge que moi. Jusqu’à aujourd’hui, je ne l’avais encore jamais vu, pas même aperçu. Ce qui prouvait sa discrétion, non ? C’est une qualité d’être discret, pas vrai ? A chaque fois qu’Alice me faisait monter dans sa chambre, je passais devant la sienne. Jusqu’à aujourd’hui, je n’y avais jamais porté beaucoup d’importance. J’avais déjà Ethan sur le dos et ça me suffisait, je ne voulais pas avoir d’autres frères qui me détestaient. Moi aussi j’étais discrète. Cependant, si j’y réfléchissais bien, je pouvais me souvenir de chaque détaille de cette porte qui nous séparait de quelques centimètres. Bon, c’est vrai qu’elle n’était pas vraiment spectaculaire. Toute blanche et au niveau des yeux était écrit simplement son nom, à l’aide d’autocollants.

    Le pire dans cette histoire c’est que si moi je connaissais pleins de détail sur lui avant même de l’avoir rencontré, lui ne connaissait rien de moi. Enfin, peut-être qu’il allait entendre parler de moi à présent, après ce que ses frère m'ont fait…

    Pour comprendre ce que ses frères m’ont fait, il faut revenir quelques heures en arrière.

    Alice s’était faite invitée par un mec. Et apparemment, étant devenue sa seule amie, elle me demanda de venir l’accompagner. J’étais un peu sceptique, je ne croyais pas vraiment le fait que j’étais devenue sa seule amie, elle en avait tellement. Mais ça me faisait plaisir qu’elle me voit ainsi. C’est pourquoi j’acceptai sans rien dire.

    Une, voire deux heures avant, je la rejoignais chez elle. Pour se préparer, mais surtout pour qu’elle me maquille. Je savais à quel point elle pouvait rendre ça magnifique. Bras dessus, bras dessous (Aucun de ses frères n’avaient voulu nous emmener), nous nous sommes rendues chez son ami, en faisant exprès d’arriver en retard, naturellement. Il avait une immense maison, aussi belle que celles que l’on voyait dans les séries américaines, avec la grande piscine et tout ce qui suit.

    Ce n’est même pas le propriétaire qui vint nous ouvrir. On est alors entrée dans une party complètement délirante. Moins d’une minute après avoir passée le pas de la porte, j’ai perdu Alice de vue. Seule, j’ai essayé de me faire un passage jusque dans la cuisine pour trouver quelque chose à boire. La musique était à fond et cassait les oreilles. Il y avait tellement de monde qu’il n’y avait même plus la place de danser. Mais apparemment, personne n’en avait encore éprouvé l’envie. Arrive dans la cuisine, j’essayai de me trouver un verre propre dans les placards et le remplit avec l’eau du robinet. C’était le seul liquide dont j’étais sûre qu’il ne contenait pas d’alcool. J’avais déjà eu une expérience avec l’alcool et ça ne m’avait pas du tout réussit. Je ne voulais pas essayer à nouveau.

    Je ne suis pas restée longtemps à cette boum. Moins d’une demi-heure plus tard, je devais partir. Mais pendant ce petit laps de temps, il y a quand même quelques garçons complètement bourrés qui sont venus m’aborder. Je me suis tous vue les renvoyer d’une claque.

    J’ai appris bien plus tard que lui aussi était venu à cette fête et qu’encore une fois, je ne l’avais même pas aperçu.

    ***

    C’est alors qu’Alice déboula dans la cuisine en courant vers l’évier. J’étais dans mes pensées et je fus tellement surprise par son apparition que j’eut à peine le temps d’avoir le réflexe d’écarter ses cheveux avant qu’elle ne vomisse.

    -          Alice, ça va ? lui demandai-je.

    Cela faisait moins d’une demi-heure qu’on était là, elle n’avait pas pu boire autant pour vomir aussi vite. On avait dû lui mettre quelque chose dans son verre. Elle se tourna vers moi et esquissa un sourire. Il lui restait du vomi autour de la bouche. Je cherchai un mouchoir et le lui essuyai.

    -          Emma, dit-elle d’une voix traînante en abattant sa main sur mon épaule. Toi, tu es une vraie amie. On peut vraiment compter sur toi.

    Elle ouvrit alors grand les yeux et mit la main devant la bouche. Je compris qu’elle se retenait de vomir et lui désigna alors l’évier du doigt. Elle se tourna en vitesse et vomit une deuxième fois.

    -          Emma, reprit-elle après s’être essuyée avec sa manche, ne tombe jamais amoureuse. Les garçons sont tous idiots.

    Et après avoir dit cela, elle perdit l’équilibre. Je ne sais même pas comment vu qu’elle n’avait même pas fait un pas.

    -          Oh, oh ! m’exclamai-je en me dépêchant de la rattraper avant qu’elle ne tombe. Je pense qu’on va rentrer maintenant.

    -          Bonne idée ! cria-t-elle.

    Le retour était bien plus dur que l’allée. Le bras dessus, bras dessous avait disparu et j’avais passé son bras derrière ma tête pour pouvoir l’aider à marcher. Alice divaguait sur des sujets et d’autres, mais ça revenait toujours sur les garçons et leur stupidité. Je me demandai bien ce qui s’était passé. Mais saoul ainsi, je ne pensais pas qu’Alice pouvait me répondre clairement.

    L’immeuble où vivait Alice apparu alors devant nos yeux. Je l’aidai à monter les escaliers de l’entrée et l’assis sur une des marches pour avoir les mains libres pendant que j’appuyais sur le bouton de l’interphone, mais aussi parce que cette marche m’avait fatiguée.

    -          Alice, c’est toi ? demanda prestement la voix d’Ethan.

    Je levai les yeux au ciel en sachant que j’allais encore une fois devoir m’énerver avec lui. Evidemment, il n’y avait que lui à la maison pour nous accueillir.

    -          C’est Emma, marmonnai-je.

    -          Emma ? s’étrangla-t-il de l’autre côté de l’interphone. Alice est avec toi ?

    -          Oui, répondis-je toujours sur le même ton.

    J’attendis quelques minutes pour qu’il se décide enfin à m’ouvrir. Même s’il aurait surement préféré me laisser à l’extérieur, il ne pouvait pas laisser sa petite sœur dans le froid. J’aidai Alice à se relever et me hâtai d’entrer avant qu’Ethan ne change d’avis. Je me décidai à prendre l’ascenseur. En temps normal, je prenais les escaliers, mais en soutenant Alice c’était bien plus dur. J’eut l’impression que l’ascenseur prit une éternité pour descendre. C’était beaucoup plus dur de soutenir quelqu’un sans bouger qu’en marchant. On aurait dit qu’elle mettait tout son poids sur moi (Ce qui était peut être le cas) et que j’allais m’effondrer sous ce poids. Pourtant, Alice était plutôt mince, mais j’avais l’impression de porter trois personnes comme elle.

    L’ascenseur arriva enfin et je me dépêchai de m’y introduire avec Alice, puis je pressai le bouton numéroté 3. En moins d’une minute, on arrivait à l’étage demandé. Dès que les portes coulissantes s’ouvrir, le visage d’Ethan apparu. Avant que je ne puisse protester, il me prit Alice des bras et l’emmena à l’intérieur de l’appartement. Je les suivis silencieusement car je voulais m’assurer qu’Alice rentre bien. Mais surtout parce qu’il fallait que je m’assoie un instant et boive un verre d’eau.

    Je vis Ethan allongé Alice sur le canapé, puis il se tourna vers moi, les yeux lançant des éclairs.

    -          Qu’est-ce que tu as encore fait ? m’accusa-t-il avant que je ne lui donne aucune explication, comme d’habitude.

    Il s’avança vers moi et je reculais d’un pas, me cognant au mur.

    -          Je n’ai rien fait ! répliquais-je.

    Je n’allais pas me laisser faire comme ça. Surtout quand on m’accuser à tort ainsi. Surtout quand c’était encore une fois Ethan.

    -          Elle était avec toi, et bizarrement elle revient bourrée !

    Ethan, après tout ce temps, pensait toujours que sa petite sœur était innocente et pure. Il n’arrivait pas à imaginer qu’elle puisse fumer ou boire et parfois même entraîner les gens à faire des choses illégales.

    -          C’est elle qui m’a amenée à cette fête ! m’exclamais-je. C’est elle qui a bu, je ne l’ai pas forcée !

    C’était toujours le même échange. Il m’accusait, je ripostais et normalement Alice me défendait, ce qui le calmait un peu jusqu’à la prochaine confrontation. Sauf que cette fois, Alice avait beaucoup trop bu. Dès que son frère l’avait posé sur le canapé, elle s’était endormie. Elle ne pouvait pas prendre mon partie et j’étais donc seule face à Ethan.

    -          Tu mens !

    J’écarquillais les yeux, totalement effarée. Après ses fausses accusations, il me traitait de menteuse. J’en avais assez. Je le détestais. Et s’était surement réciproque. C’est pourquoi il me criait toujours dessus. Toutefois, je ne lui avouerai jamais, mais même si je répliquais, j’avais un peu peur de lui. Je savais me défendre, mais Ethan était bien plus grand que moi et assez corpulent. Et j’avais le sentiment que lui aussi savait se battre. Que se passerait-il s’il oubliait de se retenir et commençait à me taper ? Je préférais donc faire profil bas et ne pas répondre à cette provocation.

    Il se rapprocha encore de moi, mais je ne pouvais plus reculer. Ses yeux se retrouvèrent ainsi à quelques centimètres des miens. Je pouvais sentir son souffle sur mon visage et ses sourcils étaient tout aussi froncés que les miens. Il abattit d’un coup sa main avec force contre le mur juste à côté de mon oreille. Je pense qu’il voulait me faire peur. Et ça marchait un peu. Je sursautai de frayeur et laissai échapper un cri aiguë.

    Pendant un instant, il ne fit plus rien. Il me regardait droit dans les yeux. Je n’osais pas bouger. Ce silence était insupportable. Je devais m’en aller. Je ne pouvais pas rester ici, avec lui, Alice endormie sur le canapé. Cette situation me mettait très mal à l’aise, et je n’aimais pas être seule avec lui. Et puis nous étions trop proches, je manquais d’air. Il fallait absolument que je sorte.

    -          Je vais y aller, dis-je dans un souffle.

    Lentement, il se dégagea et me laissa sortir. Je partie presque en courant, sans me retourner et dévalait les escaliers. Je sautai de marche en marche en regardant mes pieds. C’est ainsi que je bousculai quelqu’un et faillit tomber. Des mains d’homme me rattrapèrent :

    -          Excusez-moi ! fis-je sans même le regarder.

    J’étais pressée de quitter cet immeuble. J’avais encore raté une chance de le rencontrer.

    J’ouvris la porte de l’immeuble d’un coup et le froid de l’hiver me prit de plein fouet. Je ne sais pas pourquoi, mais depuis que j’avais quitté l’appartement, je me retenais de pleurer. L’attaque du froid dit tomber mes barrières et des larmes chaudes commencèrent  couler sur mes joues rougies.

    ***

    J’en avais assez. C’était des pleurs de rage. J’en avais marre de cette famille. Non, en fait, c’était Ethan qui m’exaspérait. J’aimais beaucoup Alice. Mais je ne savais pas si je pouvais continuer à supporter toutes les accusations d’Ethan juste pour pouvoir lui parler. Je m’en sortais très bien avant qu’elle n’entre dans ma vie. D’ailleurs, je ne savais même pas pourquoi elle s’était tant attachée à moi. Peut être qu’il aurait était préférable qu’il n’en soit pas ainsi. Peut-être qu’on devrait arrêter cette amitié.

    Et voilà, c’est bon. J’en été arrivé à la solution qu’Ethan espérait. Il avait gagné. J’abandonnais. En fait, depuis le début il ne voulait pas qu’on soit amies, avant même qu’Alice et moi nous nous échangions nos prénoms. Je crois que je ne comprendrais jamais ce qui ne lui plaisait pas en moi.

    *

    Je me dépêchai de rentrer chez moi et m’effondrai sur mon lit toute habillée. Je m’endormis avant même de m’en rendre compte. Je n’avais pas encore dîné et il était encore assez tôt.

    Je me réveillai en peu avant le lever du Soleil. Je pris une rapide douche et me changeai. Après avoir mangé mon petit-déjeuner, je sortie de la maison en silence et me dirigeai vers le lycée. Ma mère voulait bien me ramener le soir, mais le matin, elle avait la flemme de m’emmener. C’était elle qui l’avait dit dans ces termes, pas moi.

    Je pris mon sac, m’emmitouflai dans mon manteau et mon cache nez avant de m’enfoncer dans le froid matinal.

    Ce qui s’était passé la veille me revint alors en tête. En soupirant, je réalisais que je devrais annoncer à Alice la décision que j’avais prise hier soir : que notre amitié ne pouvait plus durer. Moi aussi j’étais triste, mais je ne pouvais pas continué ainsi. Je l’aimais beaucoup, c’était une super amie. Elle m’avait fait découvrir des tonnes de nouvelles choses que je ne n’oublierai jamais, en commençant par la cigarette. Cependant, je ne pouvais plus faire semblant, comme si Ethan et ses cris ne me gênaient pas, comme s’il n’existait pas.

    Les grilles qui entouraient le bâtiment apparurent devant mes yeux. Ma rencontre avec Alice se rapprochait de plus en plus et mon ventre se noua. Peut-être qu’elle ne viendrait pas au lycée aujourd’hui parce qu’elle était trop bourrée. Cela me donna un peu d’espoir, mais je n’y croyais pas trop.

    Quand on me tapa sur l’épaule. Je me retournais pour voir qui m’interpellait. J’eut à peine le temps de reconnaître Raphaël, un des grands frères d’Alice, avant qu’un coup de poing m’atteigne à la mâchoire. Ce qui me fit perdre l’équilibre. Je fis quelques pas sur le côté et me retrouvait dos à lui. Je pris ma joue droite dans la main. La douleur était forte. Mais j’avais déjà enduré cela. Même pire. Toutefois, je l’oubliais complètement face à la situation. J’ouvris grand les yeux. J’étais complètement abasourdie.

    Le frère d’Alice, Raphaël, venait de me frapper.

    -          Hé Emma ! s’exclama une voix dans mon dos.

    Ce n’était pas Raphaël. Cependant, je pensais reconnaître la voix comme celle d’un autre frère d’Alice, Harry. Je me retournai, cette fois plus doucement, de façon bien plus précautionneuse. Je ne voulais pas me prendre un deuxième coup. Il n’était pas deux comme on aurait pu l’imaginer. Ils étaient là, tous les quatre. Les quadruplets étaient réunis. Et lentement, ils commencèrent à m’encercler sans que je ne puisse bouger.

    Il était clair qu’il voulait me faire mal. Raphaël avait déjà commencé. Et je devinais qui les avait envoyés. Ethan devait vraiment me haïr pour faire quelque chose comme cela. Il voulait vraiment me séparer d’Alice. C’était bien ce que je voulais faire. Mais maintenant qu’il m’envoyait ses sbires sous la formes de ses frères, je n’en avais plus du tout envie. Je voulais me battre pour mon amitié.

    Comme je m’étais enfuie hier, il pensait peut être que je ne savais pas me défendre. Il allait voir à quel point il s’était trompé. Contrairement à ce qu’on pouvait penser, j’avais appris à me battre. Je pouvais paraître timide, discrète et fragile, mais dès qu’on commençait à m’embêter ou que l’on me provoquait, j’arrivais à me défendre. Je m’étais pris le coup de poing de Raphaël car je ne m’y attendais pas, mais à présent, j’étais beaucoup plus en alerte. Ils ne me faisaient pas peur. Je n’allais pas les laisser me tabasser sans rien faire.

    J’évaluais la situation du regard. Ils étaient quatre contre un. C’était des hommes et j’étais une fille. Ils devaient avoir chacun facilement dix fois plus de muscles que moi. Et ils devaient eux aussi avoir appris à se battre, tout comme moi. En définitif, je n’avais pas beaucoup de chance. Mais puisque j’avais décidé de me battre, je n’allais pas les laisser m’abattre jute à la vue de leurs muscles.

    -          Qu’est-ce que vous voulez ? m’exclamai-je pour montrer que je maîtrisais la situation, que je n’avais pas peur d’eux.

    -          Ça ne plait pas beaucoup à Ethan que tu traînes avec notre sœur Alice.

    C’était Harry qui m’avait répondu. Je pense qu’en fait, comme il était né en premier, c’était lui le chef de ce groupe de quatre, après qu’Ethan soit le chef de la famille.

    -          C’est pas nouveau, marmonnai-je.

    -          Et il voudrait qu’on te donne une petite leçon, continua Simon.

    Je déglutis. Pourtant je m’en doutais. Cependant, l’entendre à voix haute, ce n’était pas tout à fait la même chose. Ça pouvait secouer, remettre toutes les idées en place, ou au contraire nous remettre en question. Mais je m'étais déjà plusieurs fois remise en question et mes idées étaient à présent bien en place.

    -          Je pense que je l’avais deviné.

    -          Nous, on t’aime bien Emma, déclara alors Alan, le blond.

    Harry lui donna un coup de coude dans les côtes à peine eu-t-il finit de parler. Ce qu’il venait de dire me surpris, vue qu’on se connaissait à peine. Mais j’essayais de ne rien faire paraître.  Et si Harry lui avait mis un coup, ça voulait dire qu’il n’aurait pas du le dire. Quoi ? Ils devaient faire semblant de me détester parce qu’Ethan le leur avait demandé ?

    -          Bon, se ravisa Harry, comme le dit Alan, ça nous embête un peu de te faire ça, mais si c’est pour le bien de notre petite sœur, on ne peut pas refuser.

    Même moi, dis comme ça, je pouvais presque les laisser me frapper pour le bien d’Alice.

    Presque.

    -          Si vous voulez faire quelque chose, faites le maintenant. Je suis prête.

    Je me mis en position de combat : lâchais mon sac, écartais mes jambes pour avoir un bon équilibre et je remontais mes mains au niveau de mon visage pour pouvoir me protéger.

    Le premier coup parti sans même qu’ils ne me préviennent.

    ***

    Mais j’étais sur mes gardes depuis un moment. Je parai le coup de mon avant-bras. Le deuxième coup arriva tout de suite après, du côté opposé. Je le bloquai de la même façon. Ils essayèrent alors de me faire trébucher. Un des garçons se baissa et essaya de me faire un croche-patte en lançant son pied. Je réussi à l’éviter en sautant de justesse. Il ressaya, toutefois, j’étais déjà bien préparée et ça ne fonctionna pas du tout.

    Je me suis rendue compte qu’en fait, ils n’attaquaient jamais ensemble. C’était toujours l’un après l’autre. Peut-être qu’il faisait ça parce que j’étais une fille et qu’ils m’aimaient bien. Ils voulaient peut être me laisser une chance de m’en sortir sans être trop amochée. Et je les remercierais, si je pouvais, mais là, ce n’était pas vraiment le bon moment.

    C’est alors que quelque chose m’attira le regard. Je ne pu m’empêcher de détourner les yeux des quatre garçons pour voir ce que c’était. C’était idiot et ça me rendait plus vulnérable. Cependant, je m’en serais voulu toute ma vie si je ne l’avais pas fait.

    C’était un homme, un garçon. Il devait avoir environ mon âge. Il marchait tête baissée, regardant où il mettait les pieds, il ne nous avait pas encore remarqués. Ainsi, je ne pouvais voir que ça chevelure noire, un peu bouclée. Il avait une démarche assez lente, les mains dans les poches de son Jean délavé. Il tenait un sac en bandoulière sur son épaule qui le tapait dans les jambes à chaque fois qu’il faisait un pas. Ce devait être un lycéen. Je pense qu’il devait aller dans le même lycée que moi, ou sinon, pourquoi passerait-il aussi près du bâtiment ?

    C’est alors qu’il leva la tête. Le bruit de notre bagarre avait dû l’intrigué. C’est alors que pour la première fois nos regards se croisèrent. Mon cœur rata un battement. Il avait des yeux noirs profonds qui ressemblaient étrangement à ceux d’Alice. Il fronça les sourcils en me repérant.  Je me mis à détailler son visage. Il portait des lunettes. Il avait un nez long, tout comme sa bouche fine et rose. Il avait un grand front et la mâchoire carrée.

    Je connaissais ce visage. Je l’avais déjà vu quelque part. Une tête blonde apparue alors devant mes yeux. Cela me rappela à la réalité. Pas besoin de vous expliquer que j’avais fait ses observations en quelques secondes. Toutefois, c’était quelques secondes de trop et Alan essaya encore une fois de me mettre un coup au visage, cependant je me protégeai à la dernière seconde.

    Mais cette bagarre ne m’intéressait plus. Je voulais recroiser ses yeux à nouveau. Je levais alors la tête au-dessus de celles des garçons pour retrouver son visage.

    C’est alors que ça me frappa.

    Harry, Simon, Raphaël et Alan, eux qui se ressemblaient tellement lui ressemblaient beaucoup aussi. Il avait les mêmes yeux qu’Alice. Et ses cheveux bouclés me rappelaient à présent ceux d’Ethan en bien plus foncé.

    D’un coup, j’eu le souffle coupé. C’était comme si on m’avait donné un coup dans l’estomac et que je ne pouvais plus respirer. Peut-être qu’un des garçons avait réussi à me frapper à cet endroit sans que je ne m’en aperçoive. Après tout, j’avais baissé ma garde, ils avaient pu m’atteindre.

    Mais je me fichais de savoir qui m’avait frappé ou si c’était sous le coup de la révélation que je ne pouvais plus respirer. Je ne pouvais plus me concentrer que sur ce que je venais de découvrir.

    C’était leur frère. Celui dont Alice m’avait parlé quand elle avait appris dans quelle classe j’étais.

    Ça me revint alors ; je connaissais son prénom. Il était inscrit sur le porte de sa chambre.

    William.

    Alors qu’avant j’étais indifférente à ce nom, à présent, je le trouvai tout de suite bien plus beau. Je m’imaginais déjà le prononcer.

    C’est à ce moment-là que je me rendis compte que je tombais amoureuse. Qui tombait amoureux en un coup d’œil, comme ça, d’un inconnu ? Ce n’est pas ce qu’on appelait un coup de foudre ?

    Mon cœur se mit à battre plus fort dans ma poitrine et ma gorge se serra.

    Ça ne marcherait jamais. Je n’avais aucune chance. Ethan me détestait. Bon d’accord, j’avais peut être un peu exagéré au début. Toute la famille ne me détestait pas. Alice me considérait comme une de ses meilleurs amies et apparemment, ses quatre grands frères m’aimaient bien. Lui, ne pouvait pas détester, il ne me connaissait même pas. Seul Ethan me haïssait. Mais c’était l’aîné et il les influençait tous.

    Soudain, une douleur fulgurante se propagea sur ma mâchoire. Au même endroit où Raphaël m’avait frappé. Ils avaient dû encore m’atteindre sans que je ne m’en rende compte. Je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même, après cette révélation, j’avais complètement abaissé mes défenses. Cependant, ce coup était bien plus puissant que le premier. Ma vision se troubla et des larmes coulèrent sous mes joues. Cette fois-ci, je perdis aussi l’équilibre, mais je me retrouvai à genoux par terre. Je sentis alors ma tête s’alourdir et mon corps s’engourdir.

    Avant de m’évanouir, je pris conscience de ce qui allait m’arriver.

    La dernière chose que je vis fut William en train de courir vers moi avec un regard mi-inquiet, mi-énervé. Je pense qu’il ne savait pas quelle réaction il était censé avoir. S’énerver contre ses frères ou s’inquiéter pour moi.

    La dernière chose que j’entendis fut la voix de William qui me demandait de rester éveiller. C’était la première fois que j’entendais sa voix. Et même si je n’étais pas dans mon état normal, je la trouvais magnifique. Ou peut-être que c’était parce que je n’étais pas dans mon état normal que je la trouvais magnifique.

    En le voyant réagir ainsi, je me suis dit que même si j’avais toute sa famille contre moi, même si on avait le monde entier contre nous, s’il s’en faisait pour moi, c’est que j’avais toutes mes chances.

    L’avertissement d’Alice me revint soudain en tête. Je ne devais pas tomber amoureuse car les garçons étaient idiots. Moi aussi je devais être un peu idiote si je ne l’avais pas écouté, non ? Je ne sais pas où je trouvais la force de sourire de ma stupidité.

    Le monde tangua quand il me prit dans ses bras. Ainsi, la tête contre sa poitrine, je me sentais bien, en sécurité.

    La dernière chose que je sentis fut l’odeur de William. C’était un mélange de vanille et de noix de coco.

    Puis tout devint noir.

     

     

    Je crois que je suis en train de me rendre compte à quel point ce Bout d'histoire est long. Est-ce qu'on peut vraiment l'appeler ainsi, maintenant ?

    Bravo si vous avez réussit à tout lire !

    Bon, alors voilà quelques petits détails pour ceux qui veulent en savoir plus sur la création de cette histoire. Tout d'abord, j'ai pris facilement un mois, voir plus pour l'écrire. Je l'écrivais en cours dès que je pouvais. J'ai ainsi remplie 4 feuilles doubles et 3 pages simples. A chaque fois que vous voyez ***, c'est que j'ai changé de feuille double. Les autres *, c'est parce que je trouvais qu'il fallait une coupure. C'était donc un projet à long terme. Je l'ai fini juste avant les vacances, et pour tout vous dire, je ne sais pas comment je vais faire quand je vais retourner en cours : je n'aurais pas d'histoire sur laquelle me pencher...!

    En suite, j'ai eu l'idée dans un rêve. Plutôt deux en fait. J'ai d'abord rêvé d'Alice et d'Ethan, ils étaient déjà frère et soeur. Emma déteste Ethan, mais en fait dans mon rêve, il était super sympa. Et puis, le deuxième rêve c'était avec les quadruplets et William. J'ai rêvé de la bagarre et de la façon dont la fille tombait amoureuse. 

    Dernier point, si je ne me souviens de rien d'autre entre temps, à part Ethan, tous les personnages ont le prénoms de vraies personnes dans mon lycée.

    Je viens de me rendre compte qu'en fait, je ne décrivais jamais Emma. Peut être pour que tout le monde puisse s'identifier à travers elle. Pour qu'elle ressemble à tout le monde, tout en étant elle même...

    Pour les images, j'ai essayé de représenter tous les personnages... Dans les premières William, Alice, Harry, Simon, Raphaël, Alan et Ethan sont représentés. La première c'est William et Alice. Dans la deuxième les quadruplets, et dans la dernière une photo de groupe. Quoique j'avoue qu'il y a certains personnages je ne sais pas si c'est des filles ou des garçons. Bon, vous aurez évidemment remarqué que j'essaie de prendre des images qui se rapprochent le plus à ce que j'écris, mais ce n'est pas toujours évident... Pour les deux dernière images, elles représentent l'amitié entre Emma et Alice. Alice étant la fille aux cheveux foncés.

    Bon voilà, je crois que j'ai tout dit et que je n'ai rien oublié.

    A la prochaine ! Et bonnes fêtes de fin d'année ! :D

    G.

    P.S : Je viens de remarquer que la dernière fois que j'ai utilisé le nom Ethan dans un de mes Boust d'histoire, c'était l'année dernière, pour fêter l'anniversaire du blog. Tout comme aujourd'hui !

     

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  • Commentaires

    1
    Mardi 6 Janvier 2015 à 22:44

    Coucou! Bonne année! J'aime bien ce bout d'histoire, c'est bien qu'il soit un peu long, il y a plus de détails sur les personnages et il se passe plus de chose! =D

    2
    Mercredi 7 Janvier 2015 à 13:09

    Salut ! Bonne année à toi aussi ! :D

    Eh bien, je l'ai fais plus long parce que je trouvais ça important qu'on comprenne comment Emma se comporte avec les autres personnes de la famille... Quels sont leur liens, etc...

    3
    Mercredi 7 Janvier 2015 à 17:10

    Oui tu as raison et puis comme tu l'as écrit ça met du suspens j'aime bien!

    4
    Mercredi 7 Janvier 2015 à 17:37

    Merci ! Je suis vraiment contente que ça te plaise ainsi ! ;)

    5
    Mercredi 29 Juillet 2015 à 17:53

    Wooow, euh... c'est ... long.

    Ouaip, long, c'est le mot.

    Non sérieusement, je me posais des questions je me demandais si Alice n'est pas un peu amoureuse d'Emma, ou l'inverse (je viens de lire Le bleu est une couleur chaude) mais la fin a pété mon délire...

    Bon, honnêtement, moi et les histoires d'amûr, ça fait 4750 bien pesés. Mais quand même je dois reconnaître que sur la forme c'est pas mal du tout, et que la rencontre entre Emma et William est totalement fortuite et je m'attendais pas du tout à ça...

    6
    Mercredi 29 Juillet 2015 à 18:17

    He ba alors ! T'as fait vite ! 

    Oui, c'est long, très long ! Bien plus long que d'habitude même !

    Alors qu'on remette les choses aux claires il n'y a pas du tout d'histoire d'amour entre Emma et Alice ! Je dis ça parce que je l'ai lu a une copine et elle pensait elle aussi que ce serait une histoire d'amour sur Emma et Alice. Je crois que c'est surtout à cause des phrases 'quand je l'ai rencontrée. Elle, pas lui.' qu'elle a pensé ça. Mais y a rien du tout entre Emma et Alice ! Excepté le fait qu'Alice prend tout de suite en affection Emma ! Par contre, moi j'imaginais plus un truc entre Emma et Ethan. Surtout après qu'Alice rentre bourrée pendant leur confrontation. Quand je l'ai écrit, je me suis dis que franchement, ils pourraient se passer un truc entre eux ! :P

    Ouais, cette fin est totalement inattendue, je suis d'accord ! C'est ce qui fait le charme de l'histoire ! ;)

    7
    Mercredi 29 Juillet 2015 à 18:28

    Je lis vite. Très vite. TROP vite...

    Je sais, j'avais compris u.u

    Euh par contre entre Emma et Ethan (oh ça me fait penser à ethanol ce prénom, ça y est je suis en train de me marrer toute seule) ça m'aurait plutôt choquée je pense.

    Ouaip... mais du coup en fait après j'ai un peu déprimé et j'ai un peu pleuré à cause de mon histoire personnelle u.u /on m'a trollée! T_T/

    8
    Jeudi 30 Juillet 2015 à 11:12

    Oui, parfois si on lit trop vite, on rate des trucs, faut faire attention !

    Ouais, c'est un gros, gros Bout d'histoire ! ;)

    (Euh... ethanol ? Sérieux ? Bon, je t'avoue que je comprend un peu, mais quand même !) Ça t'aurait plutôt choquée ? Pourquoi ?

    T'as déprimé parce que ça se terminait pas comme tu voulais ?

    9
    Vendredi 22 Janvier 2016 à 16:49

    Tu m'as dit que c'était ton Bout d'histoire préféré. Je suis venu le lire. Ouais, parce que j'ai pas lu tous tes bouts d'histoire depuis le début, désolé y en a trop. ^^' Et pour être franc, ce bout d'histoire m'a mis vraiment mal à l'aise. C'était super chelou et pas du tout relaxant comme tous les autres trucs que j'ai l'habitude que tu écrives. 

    Mais le pire dans tout ça c'est que je crois que je reconnais un peu de ma vie passée. Juste un peu mais assez pour m'énerver un peu. Déjà les filles qui fument j'ai toujours trouvé ça super intimidant. La description que tu as faite de l'école. L'attente de la mère, la pensée de Emma et le personnage d'Alice, la bagarre tout ça, je trouvais ça ben... dérangeant.

    C'est difficile à expliquer et long donc je vais pas le faire mais voilà.

    Je dis pas que ce Bout d'histoire était mauvais mais moi je l'ai pas vraiment aimé... tu l'as vraiment très bien écrit et très réussi. D'ailleurs tu l'as tellement bien réussi que ça m'a vraiment troublé. ^^'

      • Vendredi 22 Janvier 2016 à 16:54

        Je vois ce que tu veux dire. C'est vrai que dans un sens, cette histoire est vraiment super bizarre. Et même la relation entre Emma et Ethan est troublante. Mais en fait, c'est ce que j'aime... J'adore le fait qu'on ne rencontre William qu'à la fin, qu'en fait, toute l'histoire est centrée sur un mec qu'on ne connait même pas. J'adore la relation qu'on Emma et Alice. Le seul problème serait Ethan. Je pense que si je n'avais pas écrit cette histoire, moi aussi il me rendrait mal à l'aise.

        L'attente de la mère ? Le seul truc que je vois, c'est qu'elle ne veut pas que sa fille fume, ce qui me paraît plutôt normal, nan ? De quoi tu voulais parler ?

        Je vois pas pourquoi tu trouves les filles qui fument intimidantes. Il y en a tellement de partout de nos jours, on prend l'habitude ! Je veux dire, faut pas avoir peur quoi ! ;)

        Tu sais, je suis une grande lectrice, tu peux raconter toute ta vie, je l'irais tout ! ;) (En fait, je suis super curieuse, comment tu fais pour reconnaître ta vie passée la dedans ?)

      • Vendredi 22 Janvier 2016 à 17:48

        Non le truc c'est que  dans mon école d'avant y avait un espèce d'arrière (je sais même pas pourquoi je le trouvais super flippant), là où la plupart des bagarres se déroulaient. Je me battais souvent pour des trucs à la con mais c'était surtout parce qu'y avait beaucoup de mecs qui m'aimaient pas (pour aucune raison particulière) et moi je les détestais aussi. Et la pensée d'Emma au début ça me fait rappeller un peu ce à quoi je pensais quand j'y attendais ma mère. 

        Ça je le retrouve un peu dans ton histoire, les mecs ont pas vraiment de raison de la frapper et comme tu l'as dit si ils ne l'aiment pas pourquoi ils le font ? :/ Je déteste la violence gratuite comme ça, mais en fait ça me rappelle que je me détestais moi-même parce qu'au fond j'aimais ça, ça me donnait un prétexte pour me battre. Ce que j'ai vraiment pas trouvé chez Emma, moi j'aurais voulu qu'elle ait la rage ou alors au pire qu'elle soit désespérée. En fait je voulais qu'elle soit comme moi. Autre gros truc chelou avec moi en fait c'est que oui, les filles qui fument ça me dérange, mais en fait les mecs qui fument je peux les détester, je peux dire je les aime pas. Le truc que je déteste vraiment c'est que des mecs se mettent à plusieurs contre une fille. Déjà moi j'arrive même pas à frapper les filles, c'est incroyable, j'arrive même pas à les toucher ou les parler, on dirait c'est des extra-terrestres. Donc voilà les filles qui fument je peux pas dire que je les aime pas, parce que en fait je sais pas, les filles c'est un espèce de truc sacré, un truc interdit qui a rien à voir avec moi. XD C'est pas du tout pareil sur Ekla, parce que là je vous vois pas en vrai mais si on se voyait IRL,vous auriez vu ma réaction. XD

        Parce que en vérité, j'aime pas la plupart des gens mais très généralement j'ai des mauvais exemples de filles qui fument que j'ai connu. J'en ai connu une en particulier que j'aimais pas du tout avant. Elle était exactement comme Alice, tout ce que t'as dit, elle était mignonne, mais quand elle mettait du maquillage ça devenait la pin-up du village enfin bref. Je l'aimais pas mais elle avait l'air de m'apprécier, donc au final j'ai fini par bien l'aimer, j'étais tristement connu pour être l'éternel célibataire de ma classe (RIP ma fierté XD) elle me disait des trucs dans le genre que l'amour c'était nul enfin voilà. Et pourtant elle continuait ses conneries. Au final, on ne se voit pas plus du tout et je ne la parle plus. Bon, on était pas du tout proches même si elle a inspiré une espèce de période de mystification dans ma tête. 

        Et puis j'ai commencé à avoir des copains qui allaient en soirée et tout, de plus en plus de gens qui se mettaient à fumer, et j'ai réalisé qu'en fait ce genre de monde ne me convenait pas du tout. Quand je suis arrivé au lycée j'ai changé radicalement de fréquentation et je suis devenu plus asocial, la plupart des mecs que j'aime pas/plus fument tous. Ça me donne une image symbolique du fumeur même si je sais qu'au fond ce n'est pas le fait même de fumer qui me dérange. Mais ce qui m'a vraiment dérangé, c'était qu'Emma voulait vraiment pas  se battre. A l'époque du primaire j'avais l'habitude des mecs qui venaient encercler pour se battre. J'intervenais jamais quand c'était les autres, mais je devenais vraiment violent quand c'était moi. A l'époque j'étais simple et "gentil" mais depuis que j'ai commencé à me battre, j'ai compris que les connards y en avait partout.

        C'est pas vraiment le scénario ou les personnages en eux-mêmes ou même le déroulement ou l'histoire qui me rappelle ma vie, c'est des morceaux. Des petits bouts par ci par là qui reconstituent un peu. Je sais pas si tu vois le genre de cauchemar ou rêve où tu vois des morceaux de ce que tu as déjà vu ou vécu de façon totalement incohérente mais qui fait ressortir des sentiments négatifs en toi.

        Enfin bref, c'était gênant d'écrire ça, mais je sais pas pourquoi j'avais envie de te le dire, après tout tu l'as écrit ce bout d'histoire.

      • Samedi 23 Janvier 2016 à 19:53

        Quand j'ai vu la longueur du commentaire je savais que tu m'avais fait un bon racontage de vie en règle ! ;)

        Et c'est en le lisant que je me suis rendue compte que j'adore ça ! ;) Sérieux, raconte moi ta vie tous les jours, j'adore lire ça ! (Peut être parce que tu le fais bien aussi ;)).

        Je comprend le truc de fumer : ça représente une catégorie de personnes que tu ne peux pas supporter, je comprend. Le truc, c'est que chez moi, presque tout le monde fume. Si j'apprend qu'une nouvelle personne fume, ça ne m'étonne pas. C'est presque devenue normal, tu vois. Bon, je te rassure, je ne fume pas. Et franchement, c'est pas le truc qui me tente. Je sais pas pourquoi, mais j'ai envie de te raconter cette anecdote : j'arrive en classe et j'ouvre la fenêtre. D'habitude, je l'ouvre parce qu'on meurs de chaud, mais en ce moment, il fait vraiment froid, donc j'aurai pu ne pas l'ouvrir. Mais vraiment, ça puait, tu sais le produit ménager, celui qui te prend le nez, tu sens plus que ça ? Je supporte pas, perso. Donc, j'ai bien évidemment ouvert la fenêtre. Y a une fille qui est arrivée, et l'a fermée parce qu'elle avait froid. Donc je me relève pour l'ouvrir et bien sûr, on a commencé à parler (Je dis parler parce que c'est pas trop monter)... Elle, elle voulait la fermer parce qu'elle avait froid (Comment t'expliques le fait qu'elle est à quinze mètre de la fenêtre et elle a froid, alors que moi, je suis juste à côté et je n'ai pas froid ?). Bref, là n'était pas la question, je lui dit que ça pue et que je la fermerai quand ça aura changé d'air. Elle laisse tomber. Et le truc, c'est qu'elle puait la cigarette. Et j'ai compris qu'elle ne devait rien sentir d'autre que cette odeur... Quand on y repense, c'est triste. Je sais pas pourquoi j'ai raconté ça.

        Pour moi, la cigarette, ça ne signifie pas spécialement le monde auquel tu fais références. Je suis trop dans les bouquins, c'est clair. Et pour moi, ça peut être classe. Surtout dans les histoires. Les cigarettes sont toujours plus classes dans les histoires ! ;)

        Je ne savais pas qu'une personne comme Alice pouvait exister. C'est... drôle ? (Trouve pas le bon terme). Y a toujours des gens qui vont nous faire miroiter des choses, on aimerait être comme eux, sortir avec eux. Mais enfin de compte, ils nous oublient. Et t'as raison, faut passer à autre chose. C'est bien, tu sais ce que tu veux. C'est important.

        Je suis désolée d'avoir fait ressortir des mauvais moments de ta vie. Par contre, je ne vais pas me mettre à détester mes personnages pour ça. Même s'ils font des choses bêtes et qu'on trouverait inhumaines, je ne peux pas m'empêcher de les aimer. Pourquoi les quadruplets ont attaqué Emma ? Je veux dire, si Ethan ne leur avait rien dit, ils ne l'auraient même pas fait. Ils sont bêtes, ils ne réfléchissent pas par eux même ou quoi ? Ils s'en fichent ? Pourquoi Emma abandonne ? (Je te rappelle quand même qu'à la fin, elle veut se battre. Enfin, c'est un grand mot, elle ne va quand même pas s'attaquer toute seule à quatre garçons plutôt bien entraînés ? Elle se défend, c'est déjà beaucoup je trouve) Y a surement une réponse à toutes ces questions, mais en fait, je m'en fiche. Même si c'est que du faux, ce n'est qu'une histoire, ils ont agi comme ça. D'un côté, c'est ma faute, c'est moi qui ai écrit ça. D'un autre côté, j'aime pensé que mes personnages ont un mot à dire dans leur vie. La t'es surement en train de te dire, elle est malade, elle déconne complètement. C'est pourtant comme ça que je vois les choses. Comme ça, tout reste imprévisible. Il y a toujours une partie de nous dans nos histoires. Mais sérieux, pourquoi Ethan est comme ça ? Plus j'y repense, plus je me dis qu'il fait vraiment flipper. Chui pas comme ça moi, hein ! Jamais j'aurai agi comme ça ! Même Emma, pourquoi elle reste aussi longtemps ? Pourquoi les quadruplets l'attaquent ? J'aurais jamais fait ça. C'est sûr, on invente des personnages qui n'ont pas obligatoirement notre personnalité, je le sais bien, mais quand même. C'est du gros n'importe quoi cette histoire. Et pourtant, je veux toujours y voir une suite.

        Je crois que je suis allée trop loin. Chui trop dedans. J'arrête, je ne sais même plus ce que je voulais dire --'

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