Rassemblement de Bouts d'histoire de ma création

Bonjour !
Comment ça va ?
Je l'observais ranger ses affaires sans bouger. J'aurai pu l'aider, mais je restais figé. Et puis elle ne demandait pas d'aide non plus.
A la place, je me demandais comment on en était arrivé là. Comme si je ne savais pas ce qui s’était passé alors que je connaissais parfaitement la réponse. On pouvait se demander depuis quand tout avait commencé à s'effondrer, mais même si je n'avais pas une date exacte, je savais.
Tout était de ma faute. Et je ne dis pas ça parce que je me sens coupable, parce que je l'aime et que je voudrais prendre tous les torts pour la faire rester.
C'est vraiment de ma faute.
Pourquoi ? Parce que j'ai arrêté de faire attention à elle.
Quand ? Lorsque j'ai arrêté de la regarder pour seulement la voir.
Non, c'était même pire. J'avais même arrêté de la voir.
C'est horrible de dire ça, mais elle était chez moi comme un vieux meuble. On dormait dans le même lit, mais je ne la touchais plus. Je n'avais même pas remarqué les changements qu’elle avait effectué sur son physique. Quand avait-elle coupé ses cheveux ? Quand avait-elle décidé de ne plus mettre de lentilles pour seulement porter ses lunettes ? Depuis quand assombrissait-t-elle ses paupières avec ce genre de maquillage ?
Il n'y avait même pas eu de dispute. Elle avait déclaré qu'elle voulait partir. Et j'avais accepté. Sur le moment, je n'avais pas compris ce que ça signifiait.
Mais à présent, ça me frappait. L'appartement se vidait petit à petit. Nos souvenirs ensemble allait s'éloignaient. Son odeur allait disparaître. J'allais me retrouver seul dans les draps froids du grand lit.
Mais pire que tout, j'avais oublié à quel point elle était belle. La courbe de ses hanches, ses cuisses moulés dans son pantalon. Ses lunettes qui la rendaient si sexy. Ce nouveau maquillage qui rendait ses yeux bleus encore plus brillant. Ses cheveux courts et lisses qui ne donnaient qu'une envie : d'y glisser ses doigts.
Je voulais lui attraper la nuque et presser ses lèvres pulpeuses contre les miennes.
Mais je n'en avais pas le droit.
C'est fou de se rendre compte de la beauté des choses lorsque la vie nous les enlevait.
J'aime beaucoup ce Bout d'histoire. Je ne peux pas vraiment vous dire pourquoi, mais je l'aime.
C'est drôle, vous ne trouvez pas qu'avec la dernière phrase, il arrive quand même à s'enlever toutes responsabilités ? Ce n'est pas lui qui l'a fait fuir, c'est la vie qui le lui a prit.
A la prochaine !
G.