• Le Chemin de l'Orientation

    Judith aide des jeunes à faire leurs choix.

    Le Chemin de l'Orientation

    Bonjour à tous !

    Voici un nouveau Bout d'histoire dans le cadre de Eklabugs #30. J'espère que vous allez appréciez ! :)

     

    Il se tenait au milieu de la rue.

    Aucune voiture ne passait et la couleur verte du feu rouge clignotait. Il restait là, sans savoir où aller. La nuit était silencieuse. Il n'y avait même pas de vent, comme si le temps s'était arrêté.

    Judith le voyait fait, assise sur un banc, la tête penchée sur le côté. Il semblait totalement perdu et indécis. En fait, c'était pire que ça : il paraissait idiot à rester ici, sans bouger.

    Phil vint la rejoindre sur le banc.

    - Alors, qu'est-ce que tu en penses ? lui demanda-t-il.

    Il parlait des scènes qui se passaient sous ses yeux. En plus de ce jeune homme qui se tenait au milieu de la route, il y avait d'autres jeunes qui marchaient sans but. Ou alors ils fixaient des vitrines de magasins. Cependant, ils avaient tous un point en commun : leur regard ne voyait pas vraiment ce qu'ils avaient sous les yeux. Judith comprenait rapidement qu'ils pensaient à autre chose.

    - Ça va mal, dit-elle.

    - C'est pourquoi je t'ai fait venir ici, déclara-t-il. Il faut les aider.

    - Qu'est-ce que je suis censée faire ?

    - Il faut aller leur parler. Les aider à faire un choix. Mais ne pas faire le choix à leur place.

    Judith soupira en se levant.

    - Okey, let's do this !

    La jeune femme savait que ça allait être dur, mais pour le moment, elle était assez confiante. Elle se dirigea aussitôt vers le garçon au milieu de la rue. Cependant, Phil l'attrapa rapidement par le bras.

    - Il ne t'écoutera pas.

    - Quoi ?

    - Il n'est pas en position d'écouter ce que tu as à dire. Tu peux aller lui parler, si tu veux, mais il ne réagira pas. Essaye de trouver quelqu'un d'autre. Et rappelles-toi, ce n'est pas grave si tu échoues.

    Phil la lâcha alors et s'éloigna. Judith se retourna vers le jeune homme qui n'avait pas bougé. Elle décida d'aller vérifier par elle-même les dires que Phil.

    - Salut, fit-elle lorsqu'elle fut à son niveau.

    Mais le garçon continua de fixer le feu clignotant. Judith fronça les sourcils. Elle passa une main devant ses yeux pour au moins lui faire cligner des paupières. Cependant, ça ne fonctionna pas. Comment pouvait-on être si peu réactif au monde qui l'entourait ?

    Soudain, Judith entendit des pleurs. Elle tourna sur elle-même pour voir d'où cela provenait. Elle trouva une jeune fille assis à même le sol, le dos appuyé contre un mur, en train de pleurer.

    Judith se dirigea vers la jeune fille. Elle s'abaissa à son niveau et comprit bien vite qu'elle ne pouvait pas lui parler tant qu'elle ne se serait pas calmer. La seule chose qu'elle pouvait faire pour le moment, c'était de s'asseoir à ses côtés et d'attendre. Judith commença à lui caresser le dos pour lui montrer qu'elle était là.

    Au bout de plusieurs minutes, la jeune fille dit d'une petite voix :

    - Merci d'être ici, avec moi.

    - Pas de problème, fit Judith, un sourire aux lèvres. Tu veux me raconter ce qui se passe ?

    - C'est compliqué.

    - J'ai tout mon temps pour comprendre.

    Sin, la jeune fille, lui expliqua tout. Elle était arrivée à un point où elle devait faire un choix. Elle devait faire un choix pour son avenir : ses futures études. Pour avoir un bon métier, qui paye bien. Cependant, elle ne savait pas quoi choisir. Et ses parents lui mettaient la pression. La fin de l'année approchait à grand pas et elle devait prendre une décision.

    - C'est compliqué, effectivement, soupira Judith.

    - A ma place, qu'est-ce que tu aurais fait ? demanda alors Sin.

    - Je ne pense pas qu'il y ait de bonnes réponses à cette question. Toutefois, je pense que tu dois voir les pour et les contres des choix qui se présentent à toi. A la fin, ne fait pas obligatoirement ce que tu veux faire, mais ce qui te semble juste de faire.

    Sin réfléchit un instant à ce que Judith venait de dire. Ça semblait résonnait dans sa tête comme les mots justes qu'elle avait besoin d'entendre.

    - Merci, dit-elle encore une fois.

    - Avec plaisir.

    Elles se séparèrent avec le sourire aux lèvres. Judith était heureuse d'avoir pu l'aider. Ce n'était peut-être pas si difficile en fin de compte !

    Judith chercha alors un nouveau jeune à aider.

    Il y en avait pas mal autour d'elle, mais un garçon attira son attention.

    Il avait trébuché et avant faillit tomber. Pour la peine, il s'énerva sur la poubelle à côté de lui et lui donna un coup de pied... et se fit mal à l'orteil.

    - Ça va ? commença Judith en s'approchant.

    - Lâche-moi, fit-il aussitôt.

    - Okey...

    Mais Judith n'avait pas dit son dernier mot. Elle le suivait alors qu'il s'éloignait déjà.

    - Tu as l'air d'avoir un problème. Est-ce que tu veux en parler ?

    - Lâche-moi, je t'ai dit !

    Il commença à marcher plus vite ce qui obligea Judith à courir pour rester à son niveau.

    - Hey ! T'es pas obligé de me parler comme cela ! s'énerva-t-elle. J'essaie juste de t'aider !

    Il s'arrêta soudain :

    - Qui a dit que je voulais de ton aide ?

    - Si tu es là, ça signifie que tu en as besoin.

    - Mais je n'en veux pas ! Il y a une différence ! Tu ne comprends pas ? Je ne veux rien décider ! Je ne vois pas pourquoi j'en aurais besoin ! Ma vie était très bien jusqu'à présent, pourquoi devrais-je la changer avec ce choix ? Tout ne peut pas rester comme il est ? Quoi ? Je suis immature ? Et alors ? J'étais comme cela avant et ça ne gênait personne, pas vrai ? Pourquoi je devrais changer ? Pourquoi je devrais faire ce choix ?

    Et sur ces mots, il partit. Laissant Judith sans voix.

     

    Il faut que je vous le dise, j'ai l'impression qu'il y a quelque chose qui cloche avec ce Bout d'histoire. Ce n'est même pas que je sois déçue du résultat, c'est plutôt sortit comme je l'imaginais... Mais voilà, j'ai l'impression qu'il manque quelque chose, vous voyez ?

    En fait, ça m'a prit vraiment pas mal de temps à l'écrire ! J'avais pas mal d'autres idées, bien différente, et puis, j'ai commencé à écrire les deux premiers paragraphes sans savoir vraiment non plus où j'allais... Mais une fois que j'ai commencé, l'idée fut enfin claire dans mon esprit... En fait, ça fut assez dur de me lancer pour l'écrire... J'ai l'impression que ça fait des mois que je suis dessus !

    Je ne sais pas pourquoi, mais c'était important de montrer ces trois sortes de personnes. Celle qui est totalement dans les vapes et ne peut strictement rient décider. Celle qui veut faire les choses bien. Et celle qui ne veut pas décider. 

    Je ne voulais pas non plus faire passer le message du 'fait ce qui te plait et on s'en fou des autres', parce que dans la vrai vie, c'est plus difficile de faire ça. Lorsqu'on fait un choix, il y a des conséquences sur toi et les autres qui t'entourent, amis ou famille. Il faut prendre tout cela en considération, ce n'est pas juste toi. Il faut aussi penser à l'avenir. Ce n'est pas juste toi, maintenant. Beaucoup d'histoire nous font penser que, si, seul le moment présent compte. Oui, il compte, mais on ne peut pas rester bloquer sur ça.

    Bref, c'est compliqué...

    Mes sources d'inspirations : la série Being Erica que je refais en entier (je suis assez nostalgique en ce moment --'). Et la chanson Spread My Wings by Stray Kids, vraiment, lisez les paroles, je crois que c'est grâce à eux que j'ai eu la fin de mon Bout d'histoire.

     

    Voilà ! En tout cas, j'espère que ça vous a plus ! :)

     

    Allez lire le blog des autres participants :

    Tsunn Eklabug 30 - Janvier 2018

    Ella! - { Eklabugs } L'orientation

    Eyael_ - Projet Eklabugs : Tous les chemins mènent à Orion

    Sname [Eklabugs] Orientation (2): comment trouver sa voix? 

    Enavres* - Eklabugs #30 - Orientation

    #Yuki - Eklabugs - Janvier 2018 | Orientation (2)

     

    A bientôt !

    G.

    « Black LéoA la porte »
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  • Commentaires

    1
    Mardi 30 Janvier à 18:54

    J'ai bien aimé ta conception de l'orientation à travers ce texte, c'est original et vraiment intéressant! Tu arrives bien à traduire ce que tu expliques par la suite. J'ai beaucoup aimé le passage de l'orientation scolaire, la façon dont tu en parles, ça change!

      • Mardi 30 Janvier à 23:11
        Je suis contente que ça te plaise et que arrives à voir mon point de vue dans ce texte ! En fait, je crois que je trouve que ce n'est pas assez clair.
        Je ne voulais pas du tout véhiculer le message du 'fait ce qui te plait et on s'en fou des autres'. Ce n'est pas du tout mon état d'esprit pour le moment. Maintenant, ça ne signifie pas qu'à cause de cela, on ne soit pas totalement bloqué ! Au contraire. Ça peut nous bloquer encore plus je pense… Faire un choix peut changer tellement de chose dans notre vie ! Ça fait peur parfois…
    2
    Mercredi 31 Janvier à 20:16

    Je rejoins Sname, j'aime bien la manière dont tu exprimes le désarroi de ce jeune homme à qui tout à coup on demande de limiter son champ de perspective à un choix alors qu'il n'a même pas encore eu le temps de découvrir la vie et de savoir ce qu'il aime. Un peu comme quand on nous demande de choisir dans un menu des plats auxquels on n'a jamais goûté. Sinon, tes bouts d'histoire sont un peu frustrants (:lol:) car on reste forcément sur notre faim. Pour moi ce sont des teasers (re:lol:).

      • Jeudi 1er Février à 15:57
        Le problème, je pense, ce n'est pas forcément qu'il soit limité, c'est que ce soit lui qui doit prendre cette décision. Si on l'avait forcé, peut être qu'il l'aurait fait sans problème. Il sait ce qui le bloque et il ne veut pas passer au dessus parce qu'il ne veut pas que ça change…
        Comparé ça à un menu… pas mal ;)
        Et oui, les Bouts d'histoire, c'est petit… Est ce que tu trouves que c'est trop petit ? En tout cas, si ça te frustre vraiment, tu peux écrire la suite… Est ce que Judith va réussir à lui faire entendre raison ? Est ce qu'il va se décider ? Et quand est-il du gars planté au milieu de la route ? Voilà, je te laisse sur ces questions ;)
      • Jeudi 1er Février à 16:05

        Bah non, c'est ton histoire. Tu assumes les conséquences des frustrations que tu engendres :lol:

        Non, moi ça finirait comme dans un roman de Stephen King par des trucs très glauques, pauvre garçon vaut mieux que tu lui écrives une fin plus digne :lol:

      • Jeudi 1er Février à 18:05
        Ok, ok. Moi qui pensais lire une suite…
      • Jeudi 1er Février à 18:55

        Ha ! Ha ! Trop facile... Mais l'idée est bonne. Ecrire un bout d'histoire que chacun compléterait et qui reviendrait au premier maillon à l'origine de l'histoire pour la conclusion. Mais ça suppose que tous les participants soient motivés, respectent le timing et soient un minimum inspirés en même temps. Un concept à creuser mais qui implique tellement de paramètres. Merci pour l'idée !

      • Jeudi 1er Février à 19:38
        J'encourage toujours les gens à écrire des suites à mes Bout d'histoire, et ils en ont déjà fait (cf -> http://alittlestory.eklablog.com/patate-carotte-a125036436)
        Ou sinon, si tu peux aller voir l'Ecriture Coopérative ( http://ecriturecooperative.eklablog.com) on devait faire un chapitre par mois, mais ça s'est arrêté…
    3
    Mercredi 31 Janvier à 20:27

    "Quoi ? Je suis immature ? Et alors ? J'étais comme cela avant et ça ne gênait personne, pas vrai ? " Je vois ce passage comme le problème et la solution à bien des personnes... Changer oui, mais dans quelle mesure ? Qu'est ce que ça veut vraiment dire, grandir ?

    Je ne suis pas hyper convaincue par ta vue sur l'orientation pour ma part, mais ça reste bien sympa à lire, et ça change des articles "bêtes et méchants" pour présenter un sujet, de faire un bout d'histoire comme ça !

      • Jeudi 1er Février à 16:04
        C'est trop bizarre, quand j'ai relu ce passage dans ton commentaire, j'ai trouvé ces phrases beaucoup plus poignantes que dans le texte…! C'est drôle que ce passage puisse être le problème et la solution ^^
        En tout cas, changer ne veut pas forcément dire grandir… On en revient à la chanson que j'ai mis à la fin. C'est pas parce qu'on a l'âge d'être un grand, qu'on est grand où qu'on veut l'être… Mais la société fait qu'on se sent obligé d'agir comme tel…
        Mon blog est consacré au Bout d'histoire, je ne me vois pas écrire de vrai article, ou sinon je pense que je n'aurai rien sorti^^ Eklabugs me permet d'avoir des sujets pour mes textes !
        En ce qui concerne mon idée de l'orientation… je suis vraiment dans une période où je veux me sortir des contes de fées. Peut être que certaines personnes peuvent faire ce qu'elles veulent vraiment et réussir. Mais pour cela, je trouve qu'il faut être fort et avoir beaucoup de volonté… Parfois, on est obligé de choisir des choses qui ne nous plaisent pas forcément…
    4
    Samedi 3 Février à 00:12

    Ahha !!! Une histoire, du moins un bout. Ce qui est intéressant est que tu aies parlé de trois "types" de personnes, ce qui est d'autant plus intéressant est l'attitude de Judith envers les personnes avec qui elle interagit.

    Mais, ce qui m'intrigue ou me chiffonne gentiment, est la vision de l'échec ou l'abandon, dans le texte (tout à fait différent du sujet de base qu'est l'orientation). J'interprète beaucoup le texte, donc tu risques de lire quelque chose qui n'est pas du tout en lien avec l'idée première du texte. La fin de cette phrase est l'orée d'un potentiel hors-sujet.

    Du comportement de Judith, on en conclue qu'elle comprend les autres en vue de les aider à faire un choix, car avec ce choix, ils iront mieux. Sauf que la seule personne qu'elle aide est Sin, car elle voulait faire un choix, ou "faire les choses bien".
    Face à celui qui fuit, apeuré par l'endroit où le vent le mènera, face à celui qui s'enracine ne voulant quitter sa place, Judith échoue.
    Elle échoue lorsque l'on aime ce que l'on a et que l'on ne veut quitter, elle échoue lorsque l'on aime ce que l'on est et que l'on veut être accepté.

    Ces personnes qu'elle ne peut aider, car elle ne cherche pas à les comprendre iront mal, pour elle, car le choix est "le remède". Mais d'après Phil, ce n'est pas grave si elle échoue.

    Ce n'est pas grave si tu ne peux pas aider une personne qui veut être accepté telle qu'elle est, et une personne qui veut garder ce qu'elle a. Autrement dit, ces deux personnes n'ont rien à changer, elles savent ce qu'elles veulent, mais elles iront mal car les autres l'auront décidé pour elles. Et Judith en fait partie, son premier échec est de décider que les autres doivent faire un choix, et Phil de négliger l'échec,  donc d'abandonner de se surpasser et aider simplement.

    " Alors, qu'est-ce que tu en penses ? lui demanda-t-il.
    - Ça va mal, dit-elle."

    Au final, qu'est-ce que l'échec, dans ce texte ?

    (Je pourrais aller plus loin dans les divagations, mais je risque de partir un peu loin en besogne, voyez-vous ! ^^ En attendant, et malgré ce commentaire, j'ai bien aimé ton texte, y'a moyen de se poser plein de petites questions et réflexions !)

      • Samedi 3 Février à 00:26

        Ton analyse ultra-pertinente m'impressionne ! Tu fais de la ppsycho ? Sinon tu as un grand talent en la matière.

      • Samedi 3 Février à 15:02

        Effectivement, je suis en psycho (1ère année de licence, plus précisément), mais on est loin d'apprendre ça. On a des cours un peu plus scientifique, avec une méthodologie, etc...

        J'ignore si c'est très adéquate, que de parler de talent et de psychologie. Et, comme je suis en première année, mon taux de connaissance reste limité, et j'ai peur de dire des bêtises, sur ce qu'est la psychologie.

        Le contenu de mon commentaire est le fruit de mon interprétation, que je me trompe ou non ne me dérange pas. Le hors-sujet ou l'incompréhension est pardonnable à tout lecteur.
        Par contre, donner des explications sur la psychologie relève de connaissances et savoirs que l'on acquière, et se tromper sur du "vérifiable" est plus embêtant. Surtout qu'étant en psycho, ce que je dirais dessus serait beaucoup plus considéré comme une vérité absolue, que si j'étudiais dans un domaine éloigné de la psycho.

        Dire "oui c'est parce que je suis en psycho que je peux dire ça", donne un aspect "vérité absolu", alors que je ne suis qu'en L1 et tenir un tel discours avec si peu de savoir-faire sur une analyse serait manquer cruellement de bon sens et remise en question. Et même après 5 ans d'étude et 10 ans de carrière, des erreurs peuvent être faites. Ensuite, est-ce que je fais vraiment ce type d'analyse à la fac ?
        Pour l'instant, la réponse est non.
        Enfin, tenir ce discours "oui c'est parce que je suis en psycho blablabla" renforcerait bons nombres d'idées reçues sur la psychologie, et le métier de psychologue clinicien.

        Idées reçues sur la psychologie et ce qu'elle englobe : "les gens en psychologie analysent tout le monde", ou "un psychologue est forcément un psychologue clinicien", ou "la psychologie c'est du mentalisme".

        Du coup, je préfère différencier mon interprétation d'une analyse psychologique. J'aurais très bien pu être en faculté de philosophie et écrire ce petit commentaire. J'espère m'être exprimée convenablement et assez clairement ^^

      • Samedi 3 Février à 21:50

        Va plus loin, c'est intéressant. 

        Tu t'en doutes, comme c'est mon texte, ton analyse psychologique dit des choses sur moi.

        En fait, je viens juste de mes rendre compte que ces trois personnes sont mon état d'esprit. Je veux faire les choses bien, comme Sin, car c'est toujours ce que j'ai fais. En même temps, je voudrais pouvoir rester jeune et insouciante sans avoir à faire de choix. Mais même si je devais effectivement faire un choix, je ne saurais pas où aller.

        Enfin, l’échec et l'abandon... Deux choses qui font peur. Justement, aujourd'hui, je me suis rendue compte que j'encourageai beaucoup les autres en leur disant qu'ils n'allaient pas échouer, alors qu'intérieurement, je ne me fais pas ce genre d'encouragement...! Quant à l'abandon... Le problème, ce n'est pas l'abandon lui même, c'est la suite. Qu'est-ce que je fais si j'arrête ? C'est quoi le plan ? Pas d'abandon sans plan.

         

      • Dimanche 4 Février à 20:15

        J'en voyais pas spécialement l'intérêt, ou ce que cela pouvait apporter. Et, je me répète, mais parler en terme d'analyse psychologique, c'est incorrecte (je ne vais pas me relancer sur le débat).

        J'ai pour habitude, quand j'ai un choix où je suis indécise, de prendre les deux options. Tu peux toujours rester jeune et insouciante tout en portant de l'intérêt pour ton avenir.

        La question que tu devrais te poser est pourquoi tu ne te fais pas cet encouragement ? Faut croire en soi, c'est important dans la vie, la confiance :)

      • Dimanche 4 Février à 20:30
        Oui, j'ai lu ton commentaire du dessous. Et je dois dire qu'en fait, j'ai pas bien compris ce que tu boulais dire. Si ce n'est pas une analyse , qu'est ce que c'est ?

        Pourquoi je ne ne fais pas cet encouragement ? Bonne question. En plus, je crois en moi. En fait, j'essaie le plus souvent de connaître mes capacités, ce que je sais faire, ce que je peux faire, ce que les gens pensent de ce que je fais et de moi, ce que je peux apprendre…
        En fait, j'ai toujours eu plus peur de décevoir les autres en échouant que moi même…
      • Lundi 5 Février à 00:26

        Un commentaire parmi tant d'autre, ma propre interprétation de ton texte, j'ai donné du sens à ce qui me préoccupait (le comportement de Judith). J'ai pas la prétention d'analyser. Le terme analyse renvoie à une méthode à suivre, quelque chose d'assez carré, et j'ai écris mon commentaire sans m'efforcer de faire un chef d’œuvre scientifique. Et l'analyse donne l'impression que c'est "véridique", c'est comme ça et pas autrement. Mais comme je l'ai dis, j'ai écris ce que j'ai vu moi, et pas ce que le texte a voulu dire.

        C'est n'est pas une analyse, c'est mon interprétation :)

        Et bien, si tu n'as pas de réponse à cette question, c'est qu'il faudra que tu te penches dessus un jour !

      • Lundi 5 Février à 09:27
        Si ça peut te rassurer, je n'avais pas pris tes mots comme la vérité pure, mais plutot comme une vérité plausible, comme tout autre commentaire qui aurait voulu faire une interprétation de de genre ;) Mais ça reste très intéressant!

        Oui, un jour, peut être… !
      • Lundi 5 Février à 20:17

        Ça me rassure, et j'en suis ravie ! Mais, dans le doute, j'ai préféré remettre les pendules à l'heure ^^

        Maybe x)

    5
    Samedi 3 Février à 16:45

    Pour moi je parlais d'un don de psychologue qui n'a rien à voir avec le métier ou la formation. Ce don ne s'apprend pas. Il se travaille et se développe mais aucune étude ne peut te le donner. Tout comme faire des études de musique ne fera pas de toi une virtuose si tu n'as pas ce talent ou des études littéraires ne te transformeront pas en écrivain. Et la manière dont tu expliques cela ne fait que confirmer ce que je perçois. Tu sens les gens, tu sais les lire, te mettre dans leur tête de manière objective et non en te fiant à un manuel ou des directives comme on nous en apprend. Je ne dis pas que les études ne servent à rien. Quand on a un don pour quelque chose, elles nous permettent de le développer mais il ne faut jamais écarter son intuition quand il y a (et il aura forcément) conflit avec les bases. C'est exactement le sujet de conversation que nous avons eu avec mon ostéopathe hier. Et que tous les praticiens honnêtes te diront. Nassim Haramein, un cerveau de la physique quantique dit (comme Einstein d'aileurs) que c'est l'imagination, le ressenti qui mène aux grandes découvertes et pas les cogitations de l'esprit. Newton a découvert la loi de la gravité en rếvassant pas en alignant des théorèmes sur un tableau noir. Et je pourrais continuer ainsi longtemps :lol: Bon je ne voudrais pas flooder les coms de Gaellah (enfin ça te fera monter les stats) mais juste pour dire que ça me réjouis le cœur d'apprendre qu'il y aura des psychologues diplomés qui auront un don et non une formatation (on dit formation mais le vrai mot est formatation car on formate l'esprit). Oui, le monde change et je suis ravie de rencontrer les futurs acteurs de ce monde en changement. Merci d'avoir choisi la voie du haut.

      • Samedi 3 Février à 16:58

        Coincidence (non !), la citation exacte de Nassim Haramein vient d'apparaitre dans mon fil Twitter (si c'est pas l'univers qui vient rajouter son grain de sel à notre discussion je mange mon chapeau — je ne prends pas un gros risque non plus vu que je n'en ai pas).
        Voici donc :

        To be a good scientist, you have to use your heart because that's where the information comes first." – Nassim Haramein

        https://twitter.com/ResonanceSci/status/959582205088497665

         

      • Dimanche 4 Février à 16:33

        J'avoue avoir du mal à valider ton point de vue.

        Déjà, pour ce qui est des études en tant que tel. Elles n'ont pas qu'un but. "Tout comme faire des études de musique ne fera pas de toi une virtuose si tu n'as pas ce talent ou des études littéraires ne te transformeront pas en écrivain."
        Des études de musiques n'ont pas pour but de te faire devenir un virtuose, et les études de littératures, un écrivain. Partant du principe que des études amènent sur plusieurs déboucher, elles n'ont pas pour vocation de t'amener à un point, mais de transmettre des connaissances et c'est à celui qui étudie de saisir ce qui l'intéresse et continuer sur cette voie.

        (Le seul problème avec nos études, est le fait qu'on ne nous apprenne pas à aller chercher l'information. A partir de rien, on pourrait faire tellement de choses, mais on ne nous l'apprend pas.
        On ne nous apprend pas non plus à être passionné car ce que l'on fait. Ce qui est dommage, puisqu'en étant passionné, on 'absorberait' plus d'information, du fait que cela nous intéresse. C'est un autre débat, donc refermons la parenthèse.)

        Donc, les études n'ont pas pour vocation de transmettre un don, mais, des données, connaissances, etc...

        Un don, effectivement, ne se transmet pas, puisque le principe est qu'il nous aie été donné à la naissance, une sorte de prédominance intellectuelle. Et, ce que tu décris "sentir les gens, savoir les lire, se mettre dans leur tête de manière objective", relève de l'intelligence interpersonnelle (bien que l'intelligence reste un concept). Une intelligence très peu développée chez moi, tout simplement car, dans la vraie vie et sur internet, j'en suis incapable. Ensuite, cette fameuse intelligence n'a rien à voir avec de la psychologie, et ressemble plus à ce qu'on appelle "du mentalisme", ou du moins, une discipline différente de la psychologie.

        Ensuite, quand tu parles de psychologue diplômé, je pense que tu parles de psychologue clinicien diplômé et cela change grandement la donne. Tu peux te référer à cette image (lien). Le psychologue clinicien, n'est qu'un psychologue parmi tant d'autre.

        Lire/sentir l'autre en tant que psychologue animalier ou neuropsychologue cognitif (en gros, travailler dans la recherche) c'est réduire grandement ce que peut être un psychologue.

        Je ne sais pas comment l'expliquer mais, le don de psychologue, comme tu l'entends, est pour moi réducteur. Pas forcément au niveau des professions que le mot psychologue englobe, ou les études que cela demandent, mais plus au niveau de ce que la psychologie implique.

        Quand on a un être humain en face de nous, on doit le respecter et ne pas s'introduire dans son intimité. Lire, ou sentir l'autre, se mettre dans sa tête est s'immiscer là où ne devrait pas être.

        Personnellement, ça me casse un peu la tête d'entendre des gens dire "J'aime pas les gens qui sont en psycho, j'ai l'impression qu'ils m'analysent" ou "La psychologie, c'est ça, c'est analyser" ou "Après, quand tu auras fini tes études, tu pourras nous analyser", alors que le travail est tout autre. Et quand les gens parlent d'analyser, ils sous-entendent lire l'autre, le sentir. C'est tellement loin de ce qu'est la psychologie. Faut pas confondre la psychologie et la psychologie de "caca", dont les idées reçues en émergent.

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