• Notre Première Rencontre... Assommante Partie 2

    Notre Première Rencontre... Assommante Partie 2

    Notre Première Rencontre... Assommante Partie 2Notre Première Rencontre... Assommante Partie 2 

    Notre Première Rencontre... Assommante Partie 2

    Bonjour à tous !

    Avertissement : Ce-ci va être un long blog !! Je vous autorise à sauter les parties qui ne vous intéressent pas !

    Eh voilà, nous y voilà enfin ! (Je ne sais pas très bien pourquoi je dis enfin... --')

    C'est le nouvel ! 2018 ! On grandit tous... Trop vite même --' Même ce blog vieillit... Je suis heureuse de vous annoncer qu'il a 5 ans ! Joyeux Anniversaire !!

    Ouaip, 5 ans. Je vous avoue que je me sens vraiment vielle là. C'est tout un projet, ce blog, et je trouve ça fou que ce projet est déjà 5 ans ! Que ça fasse déjà 5 ans que je le remplie de Bouts d'histoire...! 5 ans quoi !

    Cette année, je suis tombée sur un blog d'écriture qui datait de 10 ans. Vous vous rendez compte ? L'auteur écrivait son histoire depuis 10 ans !! Imaginez, dans 5 ans encore et ce sera le cas pour ce blog ! C'est tellement énorme !

    Bon, passons aux statistiques. Ah oui, avant, je dois préciser que j'écris cette article en avance, parce qu'avec les études et les vacances ensemble, je ne suis pas sûre d'avoir le temps (oui, j'ai bien dit les études et vacances ensemble ;)). Bref, du coup, lorsque je vous écris, on est le 19/12/17.

    Il y a eu 32759 lecteurs depuis l'ouverture du blog et ils ont lu en tout 73404 Bout d'histoire.

    En ce qui concerne ma page Facebook, ça n'a pas beaucoup progressé cette année... On est à 193 j'aimes.

    Le sondage que vous voyez sur votre droite, j'avais dis l'année dernière que je m'en occuperai, mais ça n'ai pas arrivé. Ce qui signifie que ce sondage a plus d'un an. En fait, je viens de voir quand est-ce que je l'avais ouvert, et je suis bien plus choquée que prévu...! Il a plus de deux ans ! Je l'avais ouvert en Octobre 2015 !! Il va vraiment falloir que je m'en occupe !

    Cette année, on a pu apprécier la sortie de mon 100eme Bout d'histoire ! Je vous laisse le redécouvrir : Coup de Foudre dans la Galerie d'Art

    Cette année, j'ai écris 38 Bouts d'histoire. 39 en comptant celui que vous allez lire dans cet article. C'est à dire presque le double de mon débit habituelle (qui est de 25 Bouts d'histoire par an ;)). Du coup, on arrive à 138 Bouts d'histoire en tout sur ce blog !

    Ceci s'explique par le fait que depuis Juillet, je crois, j'ai publier un Bout d'histoire chaque semaine. J'avais l'impression d'être Pierre Croce lorsqu'il sortait une vidéo par jour sur Youtube... Eh oui, un texte par semaine, au bout d'un moment, ça fait beaucoup ! J'étais bien inspirée cette année ;) D'ailleurs, je vous encourage vraiment à aller lire ces Bouts d'histoire, parce que, vraiment sans me vanter, il y a quelques Bouts d'histoire pour lesquels je suis vraiment fier, et j'aimerai vraiment que vous alliez les lire !

    Cette année, j'ai découvert le blog Eklabugs. Je vous encourage à aller le découvrir aussi et de participer à ses projets. Chaque mois, on doit écrire un article sur un thème qui aura été voté dans un sondage. J'essaie de faire de ces thèmes un Bouts d'histoire. J'aime bien :)

    Maintenant, j'aimerais parler d'un sujet plus sérieux. Depuis Mai 2016, j'ai essayé de publier une histoire avec l'aide d'une maison d'Edition. Oui, parce que en dehors de ce blog et ces Bouts d'histoire, j'ai beaucoup d'autres projets plus concret. Et en fait, mes histoires plus longues et bien plus construites ne sont pas vraiment partagées. Je voulais le faire grâce à cette maison d'Edition (Je ne sais pas si je devrais dire son nom ou non...). Bref, j'avais signé le contrat, tout était bien avancé, mais ça ne s'est pas fait. J'ai eu la confirmation d'annulation du contrat il y a seulement une semaine. Pourquoi j'ai tout annulé ? Parce qu'ils étaient vraiment lent, ils m'avaient dit que tout se ferait en quelque mois, et ça fait 1 ans et demi qu'on était dessus ! De plus, j'avais reçu un appel de la police comme quoi ça pouvait être une arnaque... Donc vous comprenez que je n'étais pas bien lorsque j'ai entendu ça ! La maison d'Edition avait mes droits sur mon texte et mes personnages que j'avais pris 2 ans à écrire !!

    Tout ça n'est que de l'histoire ancienne, et je me retrouve maintenant sans savoir quoi faire. Est-ce que je devrais publier cette histoire seule ou essayer avec une autre maison d'Edition ? Avec mon prénom ou mon pseudo Gaellah ? Je ne vous cache pas que le but de publier des histoires, c'est de faire de l'argent. Oui, faut pas se le cacher. J'étudie, mais j'ai encore besoin d'argent. Si mes histoires pouvaient me rapporter quelque chose... Je ne compte rien rapporter de ce blog, mais des histoires plus concrètes, pour lesquels j'ai pris du temps ? Si, un peu. C'est donc le problème de publier seul, on peut ne jamais percer ! Avec une maison d'Edition, on a de la pub...

    En fait, je vous demande ce que vous en pensez... Donc, petits lecteurs anonymes qui ne dit jamais rien, s'il-te-plait, viens donner ton avis aujourd’hui ! J'ai besoin de toi !

     

    Laissons tout cela de côté, et parlons maintenant de ce Bout d'histoire que vous allez lire. 

    Oui, vous avez bien lu dans le titre, il y a écrit ''partie 2''. Je sais, vous venez de lire Le Colisée, que j'ai appelé une suite non officiel. Parce que je considère que ce Bout d'histoire peut être lu sans connaitre le texte original (La Table Hantée). Je suis sûre que si je n'avais rien dit, personne n'aurais fait le lien.

    Mais là, c'est différent. Il y a vraiment un lien à faire !

    Donc oui, pour la première fois sur ce blog en 5 ans, je vais enfin déroger à la règle ! Mais les règles sont faites pour être transgressées, pas vrai ?  Et puis, il fallait une exception, ou sinon, ce n'était pas une vraie règle ;) Toutefois, ne vous inquiétez pas, je ne pense pas que ça va se reproduire de sitôt (Oui, on sais jamais, si je décidais de faire une partie 3 ?;))

    Pour ceux qui me suivent depuis longtemps, peut être que vous vous souvenez de la première partie avec ce même nom, ou sinon, je vous propose de la relire ici : Partie 1.

    J'ai décidé d'écrire cette partie 2 parce que j'ai toujours beaucoup aimé cette histoire. Et je sais que ce n'est pas la première fois que je parle de faire une suite. (Je ne me souviens plus où je l'ai dis, mais je l'ai dis.)

    Bon voilà, je pense avoir tout dis. Donc, sans plus attendre, voici le Bouts d'histoire si attendu ! :)

     

     

    Je me mis sur la pointe des pieds pour attraper un des verres en verre dans le placard. Je ne comprenais jamais pourquoi ils mettaient toujours les placards de la cuisine bien trop haut ! Une fois attrapé, je le remplis d’eau et prit une gorgée.

    Quand quelqu’un alluma la lumière dernière moi et je me figeais, de l’eau encore dans la bouche.

    - Ah, tu dois être l’amie d’Alice…

    Je me retournais aussitôt au son de cette voix. Mes yeux s’agrandir de stupeur. Je ne sais pas si mon cœur s’était arrêté de fonctionner ou si au contraire, il s’était remis à battre pour la première fois depuis longtemps.

    Il se tenait devant mois. Je crois bien que c’était la première fois que je le voyais dans cette maison. Il portait un pyjama, les cheveux ébouriffé, il avait dû laisser ses lunettes dans sa chambre. Encore une fois, sa ressemblance avec Alice et ses frères était frappante. Voir dérangeante.

    Il se passa une main dans les cheveux, gêné.

    - Emma, c’est ça ?

    Je ne suis pas sûre d’avoir hoché la tête. Je ne pouvais pas lui répondre car l’eau que j’avais dans la bouche ne voulait pas couler dans ma gorge.

    Il s’avança vers moi et j’en eu un mouvement de recul. Je crois que je n’avais pas à croire qu’il se trouvait effectivement devant moi, après tout ce temps où j’avais rêvé de lui.

    Heureusement, il ne s’en rendit pas compte. A son tour, il prit un verre dans le placard, et je pus remarquer notre différence de taille. Je sentis son odeur vanillée lorsqu’il passa près de moi. Je remarquais aussi que comme moi, il était pieds nus. Ce qui me rappela que je portais un simple débardeur et j’essayais de placer mes bras de façon à cacher ces parties un peu trop dévoilées.

    Il se servit un verre d’eau et se dirigea ensuite vers la porte sans dire un autre mot.

    Je pensais que cela se finirait ainsi, mais il stoppa et se retourna vers moi. Il avait dû interpréter mes gestes comme un système de défense car il déclara :

    - Emma, j’aimerai m’excuser aux noms de mes frères. Si j’avais su ce qu’Ethan avait en tête, tu peux être sûre que je l’aurais arrêté bien avant qu’un des quadruplets ne te touche. Je crois qu’ils essayaient de protéger Alice. Après tout, c’est notre petite sœur à tous, on essaye de faire attention à elle…

    Il n’avait pas à faire cela. Déjà parce que ce n’était pas lui qui m’avait fait du mal. Cependant, je n’attendais rien de la part d’Ethan. Et aussi parce qu’il l’avait déjà fait plusieurs mois plus tôt, lorsque je me trouvais encore à l’hôpital. Alice était restée à mon chevet tout le long de ma convalescence. Je me souviens encore des pleurs de ma mère. Elle avait cru que le harcèlement à cause duquel j’avais appris à me battre au collège avait recommencé. Mais je l’avais rapidement rassurée.

    Il était venu dans ma chambre lorsque je m’étais retrouvée seule. Comme à présent, c’est lui qui avait tenu toute la discussion. Je ne savais pas vraiment quoi lui répondre. Je l’avais surtout observé. Je pensais que j’aurais pu tout deviner sur lui seulement avec cette rencontre. Mais comment vous dire que j’étais totalement dans l’erreur ? Il semblait être un gars normal, en T-shirt et Jean, les mains dans les poches. Il n’avait même pas osé me regarder dans les yeux. Toutefois, comme maintenant, il était déterminé à dire ce qu’il avait à dire. Il m’avait demandé de ne pas porter plainte. Il disait que ses parents les puniraient bien assez. Je n’avais jamais vu ses parents en action – vu tout court, même. Cependant, je l’ai cru. Je ne demandais que cela. Et d’ailleurs, je n’ai plus aperçu Ethan depuis ce jour. Je comprenais pourquoi il ne voulait pas que cela parte en procès. Et j’avais déjà eu assez d’attention sur moi avec cet accident. Je n’en voulais pas encore plus en allant au tribunal. Et puis, tel que je connaissais Ethan, il était capable de nier.

    J’avais accepté. Toutefois, j’avoue que sur le moment, ce n’était pas pour ses raisons si raisonnées et logiques. C’était beaucoup plus simple que cela. S’il m’avait demandée de me jeter par la fenêtre, je l’aurais fait aussi.

    Après tout, c’était mon sauveur.

    J’aurais voulu lui dire tout cela. Mais cette eau dans la bouche m’en empêchait. Et je dû me contenter d’hocher la tête pour montrer que je l’avais entendu.

    Je crois qu’il prit un peu mal le fait que je ne lui parle pas. Il plissa les yeux, l’air de dire qu’il n’arrivait pas à me comprendre. Puis il lâcha l’affaire et lança :

    - Bonne nuit, Emma.

    Il me sembla qu’il insista sur mon prénom une seconde de trop. Puis il me sourit, d’un sourire parfait et s’en alla.

    Comment vous expliquer qu’il fut dur de déglutir avec toute cette eau ?

    ***

    Alice était au courant, bien sûr. Ce n’est pas le ‘bien sûr’ auquel vous pensez, je ne lui air rien dit sur mes sentiments. Elle a dit que c’était flagrant. Pourtant, elle ne m’avait jamais vue en sa compagnie. Elle avait dit que j’avais une façon spéciale d’en parler. Je lui avais répliqué que je ne m’en étais pas rendue compte. Elle m’avait alors fait remarquer que je ne lui en avais jamais parlé avant l’accident. Ce qui prouvait tout. Et elle n’avait pas tort. Mais comment j’étais censée me renseigner sur lui si ce n’était pas auprès de sa sœur ?

    Toutefois, elle n’avait pas été d’une grande aide : elle voulait que je prenne mes informations directement à la source. Ce qui allait être plutôt compliqué étant donné que j’étais restée muette les quelques fois où on s’était parlé.

    A l’école, nous avions quelques cours ensemble. A chaque fois il me souriait et j’arrivais à peine à faire de même. J’aimais me mettre au fond pour l’observer, même s’il était de dos. Il aimait mordre le bouchon de son stylo. Il dessinait aussi, j’avais aperçu de petits personnages au coin de ses feuilles de cours. Mais ce n’était jamais des dessins de grande envergure. Il portait un sac en bandoulière et non un sac à dos comme la plus part. Il saluait toujours ses amis avec une check. Et je pense qu’il aime le rock. Je n’arrivais toujours pas à lui adressé un mot.

    **

    J’observais Alice appliquer du mascara sur ses cils. Elle avait sa bouche entre ouverte et fixait son regard sur le miroir.

    - Pourquoi tu me regardes ainsi ? demanda-t-elle alors.

    Tellement surprise par sa question je me dépêchais de me maquiller comme elle. C’était comme pour lui montrer que je ne le détaillais pas depuis un quart d’heure. Mais mon geste fut trop précipité et je me mis du mascara sur la paupière. De toute façon, je ne trompais personne.

    Pour une raison qui me restait inconnue, Aline me fascinait, mais je ne pourrais jamais le lui avouer.

    En fait, je crois que je ne comprenais toujours pas pourquoi elle était devenue amie avec moi. Alice était populaire. Moi, lorsque j’ai eu mon accident, presque personne ne s’était rendu compte de mon absence. L’absence d’Alice, qui se trouvait à mon chevet, avait été bien plus commenté. C’est d’ailleurs à ce moment-là que je suis devenue bien plus connue et officiellement, une très bonne amie, voir la meilleure, d’Alice. Dès que j’étais sortie de l’hôpital, elle m’avait entraînée dans une tonne de fête d’adolescent, dans la maison de personne plus grand ou plus jeune que moi, que je ne connaissais pas. Le fait d’arriver tant de fois à ses côtés m’avait affiché. Je n’avais jamais eu autant de demande de rendez-vous de ma vie par des garçons saouls ou non. J’avais rejeté tout le monde. Je n’attendais que William. Ce dernier semblait rester poli avec moi, seulement parce que ses frères m’avaient fait du mal. Il donnait l’impression qu’il ne m’aurait jamais regardé ou sinon.

    - Tu regardes aussi mon frère de cette façon ?

    Encore une fois surprise par sa question, je m’arrêtais dans mon geste.

    J’avais enlevé le mascara sur ma paupière et avait commençait à réappliquer le far.

    - Je ne sais pas.

    Je ne savais pas vraiment non plus quel regard je portais sur Alice.

    - Si ce n’est pas le cas, à sa place, je serais jaloux.

    Je ne savais pas quoi répondre. Qu’est-ce qu’elle voulait insinuer exactement ? Je restais la bouche ouverte, comme une idiote.

    - Allez, viens, fit-elle alors, je vais t’aider.

    Je me détournais du miroir pour être en face d’elle. Elle était assise sur son lit. Lorsque je m’approchais mon visage pour qu’elle me maquille, je pouvais sentir son souffle sur ma peau.

    Sa remarque m’avait vraiment mise mal à l’aise. Cependant, elle fut bien vite oubliée. On s’habilla rapidement pour la fête. Alice avait deux petites robes noires qui se ressemblaient beaucoup. Maquillées et coiffés de la même façon, Alice aimait dire qu’on se ressemblait comme des jumelles.

    Mais comment expliquer qu’il se dégageait quelque chose d’elle que clairement,  je n’avais pas. Elle était sûre d’elle, alors que moi non. Je pense que la différence était là.

    Alice m’avait dit un jour que William aimait bien aller à ces fêtes. Cependant, le frère et la sœur ne sortait jamais ensemble. En fait, je pense qu’il y avait peu de gens au lycée qui savait qu’ils étaient de la même famille. A chaque fois qu’on arrivait devant la maison où se déroulait la fête, mon ventre se nouait. Je savais que j’avais plus de chance de le croiser ici que dans sa propre maison (exceptée cette fameuse nuit). Je l’avais déjà aperçu à plusieurs reprises, un verre d’alcool dans la main, en train de rire avec ses amis. Je ne l’avais jamais vu saoul et en fait, je crois qu’il partait toujours tôt.

    Je me souviens qu’il m’avait dit qu’ils (lui et ses frères) essayaient de faire attention à Alice, leur petite sœur. Mais en fait, je crois que je ne l’avais jamais vu parler à mon amie. Et lorsqu’on se retrouvait à ce genre de soirée, c’était moi qui la surveillait pour ne pas qu’elle revienne aussi bourrée que la première fois où on était sorti ensemble.

    La maison qui accueillait la fête était toujours pleine de gens. A toutes ces soirées, il y avait toujours une piscine. Comme si on ne pouvait pas donner une fête sans piscine. Comme si c’était une règle. Et évidemment, il y avait toujours des idiots pour se jeter dans l’eau alors qu’il faisait bien trop froid.

    A peine nous furent dans la maison que le nouveau copain d’Alice la happa. Littéralement, il l’embrassa comme s’il allait trouver la nourriture dont il avait besoin dans sa bouche. Une sorte de vampire en somme.

    Et évidemment, il l’emporta dans une autre pièce et je la perdis de vu aussi rapidement que d’habitude. Il n’y avait plus qu’à prier pour qu’elle ne revienne pas droguée.

    Je me dirigeais alors vers la cuisine. Contrairement à ce qu’on pouvait penser, c’était le meilleur endroit de la maison si on ne voulait pas boire d’alcool, se trémousser contre des inconnus, ou se jeter à poil dans l’eau. Là-bas, au moins, il y avait de la vraie nourriture avec de vraies boissons !

    - Emma !

    Je me figeais sur le chemin vers le réfrigérateur. Cette voix, je pourrais la reconnaître en mille. Je me retournais lentement sans en croire mes yeux.

    William se tenait devant moi, un verre à la main.

    - Tu viens chercher de l’eau ? demanda-t-il avec un sourire.

    Je crois que c’est mes cordes vocales qui ne voulaient pas fonctionner. Je restais debout devant lui sans dire un mot.

    Je n’avais eu aucun traumatisme de l’attaque, je n’avais pas un peur mortel des garçons, ni des foules, ni d’aller à l’école, de me rendre dans la maison d’Alice ou encore de croiser un de ses frères.

    C’était juste lorsque je me retrouvais devant William que je perdais la faculté de parler.

    Aller, Emma, tu peux parler, tu peux le faire !

    William fronça les sourcils lorsqu’il comprit que je n’allais pas répondre.

    - Ecoute, Emma, je ne sais pas ce que j’ai fait pour que tu ne parles pas ainsi…

    OK, il allait faire de très mauvaises conclusions et je devais l’arrêter aussi vite que je le pouvais.

    - Je… J’allais chercher de… de la glace. Tu en veux ?

    Je repris ma respiration. Enfin !

    Ses sourcils se froncèrent encore plus au point de se toucher. Il avait l’air de ne plus rien comprendre.

    - Euh, ouais, pourquoi pas.

    Rester plus qu’à espérer qu’il y aurait effectivement de la glace dans le congélateur. Je n’ajoutais rien et lui non plus. En fait, nous n’eurent pas le temps de rajouter quelque chose car j’entendis un cri qui me fit lâcher le pot de glace.

    - Alice !

    Je me retournais du côté de la piscine où un attroupement s’était formé. Je ne perdis pas une seconde de plus pour y courir.

    L’horreur de la scène me fit presque perdre mon sang froid, mais je ne pouvais pas, pour Alice.

    Elle se trouvait au milieu de la piscine en survêtement, la tête sous l’eau et ne bougeait plus.

    Je plongeais aussitôt et la ramenais vers le bord. J’eus du mal à la tirer. Heureusement, deux mains m’aidèrent  la soulever hors de l’eau. Je reconnus William.

    Je pouvais voire la panique dans ses yeux, mais sa voix et ses gestes ne laissait paraitre aucune frayeur.

    - Que quelqu’un appelle une ambulance ! Maintenant !

    Il recouvra sa sœur de sa veste et commença à lui donner quelques claques en criant son nom.

    Les ambulanciers arrivèrent rapidement, mais Alice ne s’était toujours pas réveillée. Ils l’emmenèrent sur un brancard et William était sur le point de la suivre lorsqu’il se tourna vers moi et me tendit une main.

    J’étais encore dans l’eau, je n’avais pas bougé. Sous le choc, je n’arrivais même pas à pleurer.

    Il me tira de la piscine. Littéralement, je ne suis même pas sûre d’avoir mis un peu de force. Il m’aida à marcher jusqu’à l’ambulance aussi. On s’assit à l’intérieur et il mit une couverture épaisse autour de mes épaules.

    Les ambulanciers s’affairaient autour d’Alice. Elle ouvrit les yeux durant le trajet, mais elle tremblait de froid. Je ne suis pas sûre qu’elle nous ait vus. Une fois à l’hôpital, on me trouva de nouveaux vêtements secs. Cela n’avait rien à voir avec ma robe noire sexy. Mais en fait, je crois que je préférais.

    La veste de William se retrouva sur mon dos et nous nous sommes assis en l’attente de nouvelles d’Alice.

    Ni lui ni moi n’avons parlé.

    ***

    Harry, Simon, Raphaël et Alan étaient venus dès que William les avait appelés. Ethan ne devait pas être en ville, car il ne vint pas. Aucun d’eux n’avait osé me regarder dans les yeux et ils étaient tous aller s’asseoir à l’écart. J’avais soupiré sans dire un mot. William se trouvait toujours à côté de moi.

    Le docteur arriva alors. Il expliqua qu’Alice avait eu très froid, tellement froid que son cœur s’était arrêté. Puis il dit quelque termes médicaux que William sembla comprendre car il hocha la tête à plusieurs reprises.

    Enfin, il posa la question qu’on attendait tous :

    - Vous voulez la voir ?

    Les garçons s’avancèrent comme un seul homme. Moi aussi je les suivais, un peu à l’arrière.

    Ils envahirent la chambre et je ne pouvais même pas apercevoir Alice.

    - Alice, tu vas bien ? fit l’un des quadruplets.

    - Ça va, répondit-elle d’une petite voix.

    Ils discutèrent un moment. Les garçons voulaient lui faire la morale, mais elle n’était pas en assez bonne état pour cela. Je remarquais que William, lui, n’avait pas dit un mot.

    Ils sortirent alors de la chambre et je restais seule. Lorsqu’Alice me vit, elle esquissa un sourire.

    - Alice…

    Elle essaya de se relever, mais je m’approchais et l’obligea à rester allongée.

    - Qu’est-ce qui s’est passé ?

    - Je ne m’en souviens pas.

    J’avais ce sentiment bizarre qu’elle me mentait. Mais je l’acceptais, peut-être qu’elle me le dirait plus tard.

    - Alors, comment ça se passe avec mon frère, hein ? demanda-t-elle en redoublant son sourire et je compris qu’elle voulait changer de sujet.

    - Eh bien, je lui ai proposé un pot de glace.

    - Quel goût ?

    - Je n’ai pas pu lire l’étiquette. J’ai entendu un cri à ce moment.

    - Je suis désolée d’avoir gâché ton rendez-vous.

    - Ce n’était pas un rendez-vous. Juste une rencontre. Qui a mal tournée.

    Alice ne répondit rien.

    - Je vais y aller, tu devrais te reposer.

    Alors que je posais la main sur la poignée de la porte, elle m’arrêta en disant :

    - Merci, Emma.

    Je me retournais vers elle.

    - Je suis sûre que c’est toi qui m’as sauvée la vie.

    - William a aidé.

    - Oh, donc ça vous fait un point en commun.

    Elle eut un sourire, et je ne pus m’empêcher de le lui retourner. Dehors, je retrouvais William qui m’attendait.

    - Je te ramène chez toi, proposa-t-il.

    - Je… J’ai toutes mes affaires, chez toi. J’étais censée dormir dans la chambre d’Alice.

    - Evidemment, fit-il avec un petit rire. Aller viens.

    Nous sortîmes de l’hôpital. Il faisait froid dehors. On m’avait procuré un vieux jean troué et un petit T-shirt, j’étais contente de toujours avoir la veste de William. Il devait être minuit passé et je n’arrivais toujours pas à croire que je rentrais en sa compagnie. Il ne dit pas un mot de tout le trajet. Toutefois, il me parut bien agité tout à coup, et je ne savais pas pourquoi. Lorsqu’on arriva chez lui, il claqua presque la porte et se dirigea aussitôt vers sa chambre.

    Je lançais sans réfléchir :

    - Hé !

    Il se retourna vers moi.

    - Quoi ?

    - Qu’est-ce qui se passe ?

    J’avais soudain retrouvé la faculté de parler. Je crois que c’était de le voir énervé qui avait débloqué quelque chose.

    - Comment ça, rien ? Tu t’énerves tout seul. J’aimerais savoir ce qui se passe. J’ai fait quelque chose de mal ?

    Je ne sais pas très bien pourquoi j’ai posé cette dernière question. Après tout, je lui avais à peine parlé. Je ne vois pas ce que j’aurais pu faire pour l’embêter.

    Il se rapprocha de moi d’un pas.

    - Justement, j’arrête pas d’y penser. Et je crois bien que oui.

    J’écarquillais les yeux.

    - Excuse-moi ?

    Mais qu’est-ce qu’il racontait ?

    - T’étais vraiment obligée de te jeter dans cette piscine sans hésitation ?

    - Pardon ?! J’essayais de sauver ta sœur !

    - J’étais là, elle n’avait pas besoin de toi !

    - Ça veut dire quoi ça ? C’est ma meilleure amie, je n’allais pas attendre une seconde de plus !

    - Et comment tu aurais fait si je n’avais pas été là ? Tu n’aurais jamais pu sortir de l’eau !

    Il se rapprocha encore plus et j’avais ce sentiment désagréable qu’il agissait comme Ethan. Je ne savais pas qu’ils se ressemblaient tellement. J’avais l’impression qu’il remettait la responsabilité de l’accident d’Alice sur moi. Mais j’étais dans l’erreur.

    - Est-ce que je dois te rappeler que tu étais tellement sous le choc que tu n’as pas pu sortir de la piscine seule ? Tu crois que c’est ces idiots là-bas, qui t’auraient aidée ? continua-t-il.

    Il était maintenant à deux pas de moi. Je n’arrivais pas à comprendre s’il se souciait d’Alice ou de moi. C’était vraiment troublant.

    - J’aurais géré, répondis-je.

    - Emma, fit-il d’une voix plus calme.

    J’adorais lorsqu’il prononçait mon prénom.

    - Je ne t’ai pas sauvé de mes frères pour que tu meures en sauvant la vie de ma sœur.

    Et puis il partit en me laissant totalement bouche bée.

    Bon, au moins, on avait avancé : j’arrivais à avoir un échange avec lui.

    ***

    Alice était sortie assez rapidement de l’hôpital. Elle y était restée à peine une semaine. Comme elle l’avait fait pour moi, j’étais resté à son chevet autant de temps que je le pouvais. Dès qu’elle était retournée chez elle, elle avait insistée pour aller au lycée. Je pensais qu’elle devait encore se reposer, après tout, elle venait d’échapper à la mort. Mais évidemment, ce n’est pas moi qui décidais.

    Bien sûr, elle était au courant pour ma dispute avec William. Au début, elle n’avait pas fait de commentaire, elle avait juste eu une tête étrange, comme si elle réfléchissait sérieusement à la question. Puis elle m’avait dit en souriant :

    - T’inquiètes pas, ça va s’arranger.

    Ce qui signifiait que quelque chose n’allait pas bien et en fait, je n’avais pas vu la situation ainsi.

    On s’était retrouvée de nouveau dans la cours entre deux classes. Comme on n’était pas dans la même classe, c’était le seul moment où on pouvait se voir au lycée. On s’était assise à même le sol et j’essayais de finir un devoir que je devais rattraper car j’avais veillé Alice à l’hôpital.

    Alice cassa alors le silence en disant :

    - Tu penses qu’il regarde qui ?

    Je relevais la tête.

    - Qui ça ?

    Elle me désigna une direction du menton et je tournais les yeux. Je ne sais pas qui William essayait d’intimider ainsi, mais lorsque nos regards se croisèrent, je me détournais aussitôt. Me sentant rougir, je priais pour qu’il ne remarque rien.

    La dernière fois que je l’avais vu, c’était lors de cette dispute. Aujourd’hui, il fronçait encore les sourcils, mais ce n’était pas parce qu’il était énervé. Il semblait se concentrer sur ce qu’il voyait.

    - Tu devrais aller le voir, me suggéra Alice.

    - T’es folle !

    Bien qu’en fait, ce ne fût pas une si mauvaise idée, j’avais peur de ce qu’il allait dire. Et plus que tout, j’avais peur de ne pas pouvoir répondre.

    Lorsque je relever les yeux, je le vis discuter avec ses amis et le moment où j’aurais pu m’avancer pour lui parler était passé.

    **

    Et c’était reparti. Alice voulait y retourner.

    Elle voulait encore aller à ces soirées. Elle m’avait laissée un répit de deux semaines avant de me lancer cela par téléphone. Je m’étais tout de suite précipitée chez elle. C’était une chose de revenir droguée, c’en était une autre d’en revenir presque morte. Je n’allais pas la laisser faire.

    C’est William qui m’ouvrit. Chose qui n’était encore jamais arrivé.

    Clairement, il ne s’attendait pas à me voir.

    - Hey, je suis là pour voir Alice.

    - Elle est déjà partie.

    Je soulevais mes deux sourcils, soudain très en alerte.

    - Quoi ?

    Je me retournais déjà pour m’en aller lorsqu’il m’attrapa le bras. Je me figeais.

    - Emma, qu’est-ce qui se passe ?

    Et voilà. Le vrai traumatisme était là. Il était là avant que William n’arrive, avant même que je ne rencontre Alice.

    - Lâche-moi, fis-je dans un murmure.

    Je ne sais pas comment il m’entendit, car je m’entendis à peine moi-même. Il s’exécuta, mais mon bras tremblait déjà. Je le rapprochais de ma poitrine, comme si je pouvais le cacher à William. Qui aurait pu savoir que mon corps réagirait même contre le garçon que j’aimais ?

    - Emma, ça va ?

    Je fermais les yeux en attendant que les tremblements cessent et répondis :

    - Je dois y aller.

    - Qu’est-ce qui se passe avec Alice ?

    - Elle va encore à une de ces soirées. Il faut que je l’arrête.

    - Celle de Jordan.

    J’hochais la tête.

    - Je viens avec toi.

    Il mit la veste que j’avais déjà porté et me suivis à l’extérieur.

    Encore une fois, ce fut un trajet sans parole. De plus, il y avait ce nouveau mal aise entre nous. Ironiquement, c’est Alice qui nous accueillit à la fête. Elle avait encore trop but.

    - Regardez qui vient là ! cria-t-elle en nous désignant.

    Elle était montée sur la table du salon. Son collant s’était filé. Ses cheveux semblaient être collants d’alcool.

    - Les deux tourtereaux sont venus à la rescousse !

    Je rougis et espérais que personne ne s’en rende compte.

    - Alice, commença William. On rentre.

    Elle s’accroupit pour être à son niveau.

    - Ah, mes frères. Toujours à casser l’ambiance. Heureusement qu’Emma est là, pas vrai ?

    - Alice, rentrons, déclarais-je à mon tour.

    - Oh non Emma ! Mes frères ne t’ont quand même pas convertie !

    - Alice, aller ! Ce n’est pas drôle !

    - Bon d’accord. Mais encore un dernier verre.

    Je ne pensais pas réussir à la convaincre si vite. Une main inconnue lui tendit un nouveau verre qu’elle vida d’une traite. Puis elle descendit de la table. William voulu l’aider, mais elle se dégagea.

    - Let’s go ! s’exclama-t-elle.

    Puis elle partit en courant. William et moi la suivirent aussitôt. Elle s’arrêta de courir, mais resta devant nous en avançant en sautillant.

    William parla alors :

    - Tu vas m’en parler ?

    - De quoi ? fis-je avec un petit sourire, contente de lui répondre.

    - De ce qui s’est passé lorsque t’ai touchée.

    - Je… Ah, c’est compliqué.

    - Ça, j’en suis sûr. Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Personne ne peut te toucher ?

    - Seulement les garçons.

    - Pourtant, je t’ai touché pour te sortir de la piscine.

    - J’étais totalement sous le choc, je te rappelle. Et totalement congelée.

    Il marqua un temps avant de soupirer :

    - C’est vraiment dommage, Emma.

    - Quoi ?

    J’allais me tourner vers lui, mais Alice choisit ce moment pour tomber par terre.

    - Alice !

    Je me précipitais vers elle. Elle était allongée au sol, les yeux clos.

    William arriva derrière moi.

    - On dirait qu’elle dort.

    J’hochais la tête, voulant croire à ses dires. Il ne pouvait pas lui arriver quelque chose à chaque fois qu’elle sortait !

    - Je vais la porter, décida-t-il.

    Il la prit dans ses bras. Ainsi, elle ressemblait à une petite poupée fragile, même avec tout ce maquillage noir qu’elle avait autour des yeux.

    Je vis alors William sourire.

    - A quoi tu penses ? eu-je le courage de demander.

    Je voulais savoir grâce à quelle pensée j’avais le droit d’admirer son visage illuminé ainsi.

    - A la dernière fois où j’ai dû porter une fille ainsi.

    Je crois que j’étais un peu jalouse. Qu’il y ait une autre fille, vous voyez ?

    - C’était toi.

    On arriva devant leur maison. J’allais les laisser, mais William m’arrêta :

    - Tu ne veux pas monter ?

    J’hochais la tête. Dans l’ascenseur nous étions tellement proches que je pouvais sentir sa chaleur corporelle. Lorsque la porte coulissant s’ouvrit, je respirais de nouveau. William me dit d’attendre dans le salon le temps qu’il mette Alice au lit.

    Je m’installais doucement sur le canapé. J’avais l’impression de redécouvrir ce salon pour la première fois. La vue depuis l’unique fenêtre. Les fleurs dans le vase. Les ampoules qui avaient sautées. La photo de famille qui paraissait fausse. Ils souriaient trop. Ou peut-être c’était parce qu’ils étaient avec leur parent.

    - Tu es restée.

    Je me retournais vers William. Qu’est-ce qui avait bien put lui faire penser que je m’en irais ?

    Il s’assit à côté de moi et mon cœur s’emballa. Encore une fois, il eut un silence. Sans rigoler, je crois que c’est cela qui caractérisait notre relation.

    - Emma, j’aimerais m’excuser pour tout à l’heure. Je ne savais pas. Je n’ai jamais voulu te faire de mal.

    - Je sais.

    - C’est juste que ça va être très dur pour moi de ne pas te toucher.

    - Pardon ?

    - D’après ce qu’Alice a dit à cette fête, tu aurais des sentiments pour moi, pas vrai ?

    Je rougis sans répondre.

    - Il faut que tu saches quelque chose.

    - Quoi donc ?

    Il allait dire qu’il avait déjà une copine et je ne pourrais rien faire d’autre que de la détester.

    - Depuis la fois où je t’ai sauvé, je n’ai pas arrêté de penser à toi. Et pas à cause de ce que mes frères t’avaient fait. A cause de ton visage endormi, l’étincelle dans tes yeux. La manière dont tu souris, la manière dont tu rougis. Comme maintenant.

    Comment dire que s’en était trop pour moi ? Je crois même que ma tête avait commencé à tourner.

    - Moi aussi, j’ai des sentiments pour toi, Emma.

    Il me regarda un long moment sans savoir quoi répondre.

    Un silence s’installa. Mais cette fois, c’était différent. Ce n’était pas gênant. C’était un silence fait de promesses, qui était comme un secret qui nous liait.

    J’aurais pu me taire à jamais.

     

     

    Ce Bout d'histoire prend 9 pages sur mon ordinateur... Je crois que les *** représente le nombre de pages à l'écris. Je ne m'en souviens pas bien...En fait, ça fait longtemps que je l'ai écris et j'attendais cet article d'anniversaire pour le sortir.

    Ce n'étais pas censé finir ainsi. J'ai changé la fin hier, parce que je n'aimais pas. Il était censé l'embrasser, c'était le but de ce texte, pour montrer que leur relation avait évolué. Mais ça n'allait pas. Au début de la soirée elle lui dit qu'il ne peut pas la toucher et à la fin, il l'embrasse ? Ce n'était pas logique... 

    J'aime bien le fait qu'ils ne parlent pas beaucoup. Cette année fut ma première année d'étude, ma première année loin de mes parents, loin de ma ville, mon univers. Tout a changé. Et en fait, je me suis rendue compte que j'avais beaucoup de mal à me faire des amis. Pourquoi ? Parce que je ne savais pas de quoi leur parler. Vraiment, à chaque fois, je me disais que ça ne leur intéresserait pas si je parlais de ça ou ça, ou alors que j'allais me ridiculiser. Ou alors je n'arrivais tout simplement pas à donner mon avis sur un sujet parce que je me disais que ça n’intéresserait personne... Bref, j'ai eu énormément de problème pour me faire entendre dans un groupe... Cette année, ça va un peu mieux, mais bon, c'est toujours un peu le cas. Je crois que j'aime bien le fait que William et Emma n'arrive pas à se parler, qu'ils ne trouvent rien à se dire. Qu'il y ai tout simplement ce silence gênant. Que ce soit ça qui les définisse. On n'est pas obligé de parler tout le temps. 

    Je ne sais pas très bien ce qu'est cette fascination pour Alice. C'est peut être un truc bizarre, mais je pense qu'on peut vraiment avoir une fascination pour quelqu'un, sans partir dans de l'amour ou un truc malsain, vous voyez ? Bref, dans tous les cas, leur relation n'est pas très normale. Alice a besoin d'Emma car c'est quelqu'un de mur et rationnel qui va la sauver des galères. Emma est fascinée par Alice. Peut être parce qu'elle ne comprend pas pourquoi Alice veut être amie avec elle ? En tout cas, je pense que c'est comme ça que leur relation tient...

    Je dois vous avouer, ce texte n'est pas parfait. Vraiment, il y a certains passages que je trouve encore une peu bizarre, problème de transition peut être ?  Mais je ne sais pas pourquoi, c'est le moment où Emma dit ''J'aurais géré'' que je trouve le plus chargé d’émotions. Bien plus que la fin où ils se dévoilent leurs sentiments. Je sais pas pourquoi. Peut être parce que ça la rend forte en une phrase ?

    Voilà, je crois bien que j'ai pris plus de deux heures à écrire cette article !^^

    Dites moi en commentaire ce que vous pensez de tout ça !

    En espérant que ça vous ai plu !

    Bonne année !

     

    G.

    « Le ColiséeLe Ciel est Bleu »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :